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Léa Picosson

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Essai Renault Mégane R26 R : Compétition client

Alors que vient de dévoiler à la de dernière génération, l’ancienne mouture se voit offrir un baroud d’honneur avec la bestiale . Arceau, baquets avec harnais, slicks retaillés et moins 123 kg sur la balance, cette version limitée à seulement 450 exemplaires, 126 pour la France, prouve que des passionnés sont encore en activité chez le constructeur au losange. Sortez le casque et les gants, c’est parti pour un petit tour de manège.



Sur l’autoroute qui nous mène à l’ancien circuit de , notre première étape de la journée, il nous vient rapidement l’envie de faire demi-tour et de rendre les clés tant l’auto est bruyante. Débarrassée de la majorité de ses insonorisants et pourvu de l’option échappement titane, la R26 R est une torture sur autoroute et s’apparente plus à une grosse caisse de résonance à la déco racing. Mais nous ne nous formaliserons pas pour ça car sa vocation est ailleurs, sur les routes sinueuses et sur la piste.

L’ancien circuit routier et ses stands merveilleusement conservés en l’état par l’association des « Amis du circuit de Gueux » sont en vue. Mais la maréchaussée postée à un rond-point nous fait signe de nous ranger. Il faut dire que pour les non-initiés, le capot carbone, les jantes rouges et les stickers nous feraient presque passer pour des fans de tuning échappés d’un meeting. « Elle est vraiment de série cette voiture ? Et l’arceau c’est vous qui l’avez mis ? » Les hommes en bleu n’en croient pas leurs yeux. En effet, la banquette arrière a fait place à une cage et des baquets carbone Sabelt assortis de harnais six points ont remplacé les traditionnelles assises.

Mais la démarche va plus loin encore avec la suppression de l’autoradio, de la climatisation automatique par une classique manuelle, de la vitre arrière et des custodes par du polycarbonate, de l’essuie-glace arrière et des antibrouillards. Au final toutes ces transformations ont permis d’économiser plus de 120 kg.

Prête à courir

Il faut bien admettre que le quatre cylindres turbo de la de 230 ch et que l’on retrouve sur cette ne brille pas par sa noblesse ni par sa sonorité. Pourtant, ce 2,0 L fait preuve d’une force incroyable. Assez sage en dessous de 2 000 trs/min, il dévoile un caractère de furie par la suite grâce au souffle de son turbo. Sa puissance maxi est d’ailleurs atteinte au-delà de 5 000 trs/min et cette rage à monter dans les tours suffit à transformer n’importe quel bout de bitume en spéciale de rallye. Le tableau ne serait évidemment pas complet sans une commande de boîte parfaite et une direction ayant perdu par bonheur une bonne partie de son côté artificiel.

Au chapitre des performances, cette mécanique du diable combinée avec la perte de poids permet à la Française d’abattre le 0 à 100 km/h en 6 »0 et de détenir le record de sa catégorie sur le mythique en 8’17 ». Un chiffre dont on est particulièrement fier chez au point de l’afficher sur la voiture.

Toutefois, ce record n’aurait jamais été possible sans un châssis aux petits oignons. Grâce au poids réduit, les ingénieurs se sont offert le luxe d’assouplir légèrement les suspensions ce qui augmente le confort par rapport à la R26 de base tout en améliorant la précision et l’efficacité. L’efficacité justement, on la doit aussi au fameux train avant à pivot indépendant et au différentiel à glissement limité qui font de la une sangsue de la corde, un scalpel des virolos.

Enfin, la monte pneumatique n’est pas étrangère à ce comportement surnaturel, les slicks retaillés (une option choisie par deux tiers des clients) sont littéralement soudés à la route et permettent de s’offrir des escapades sur circuit sans changer de baskets. Leurs aptitudes sur le mouillé sont en revanche moins brillantes – faites-nous confiance, on a essayé – Renault a d’ailleurs prévu le coup avec de série des plus polyvalents et moins bruyants.

Reste à clôturer ce chapitre idyllique par le freinage. Mordant et inépuisable, il se compose de pinces Brembo et de disques rainurés de 312 mm à l’avant.

Véritable voiture passion, éprouvante à conduire et stricte deux places, la devient particulièrement énervante lorsqu’il s’agit de monter à bord et de se harnacher dans les baquets. Pourtant, tous ceci n’est que détail compte tenu des vitesses de passage en courbe et de l’immense plaisir qu’elle délivre. Facturée 34 900 EUR elle est également la championne du rapport prix/performances.

Son seul défaut, plus aucun exemplaire n’est à vendre et sa côte pourrait atteindre des sommets dans les années à venir.

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