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Léa Picosson

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Essai Renault Twingo 2 restylée – Merci Laurens !

650 000, c’est le nombre de Twingo II vendues depuis son lancement en 2007. Des chiffres qui font pâlir d’envie bon nombre de constructeurs à commencer par Volkswagen qui se lance dans l’aventure de la mini-citadine avec sa Up ! Mai la nouvelle Twingo c’est aussi un look désespérément banal auquel la marque au losange a décidé de redonner un peu de couleurs avec cet version restylée. Plus séduisante, la Twingo 2 renoue enfin le côté espiègle de son ancêtre de 1993.

La nouvelle Twingo nous fait de l’oeil

Notre déception était grande il y a quatre ans lorsque nous avons découvert la Twingo de deuxième génération. Il faut dire qu’elle faisait bien pâle figure face à son aînée dont la bouille originale avait révolutionné le segment des citadines. Grâce au talent de Laurens Van Den Acker, le nouveau chef de design de Renault, la Twingo restylée s’offre un visage plus aguicheur qui annonce le futur stylistique de la marque et notamment celui des prochaines Clio et Mégane. Logo agrandi monté sur une calandre noire vernie, projecteurs à paupières pour un regard plus féminin et surtout des antibrouillards ronds qui remontent sous la calandre pour plus de personnalité et pour rappeler l’esprit grenouille des villes de la première génération, l’ensemble est une totale réussite ! Pour une fois qu’un restylage a du sens et apporte une réelle nouveauté, ne boudons pas notre plaisir. On signalera également des feux arrière scindés en deux et un hayon arrondi histoire d’ajouter un peu de raffinement à une silhouette assez basique.

Outre de nouvelles teintes plus sexy et un vaste choix de jantes (24 références), la Twingo restylée introduit de vraies possibilités de personnalisation. Stickers de toit (200 EUR) et coques de rétroviseurs et baguettes latérales coordonnées (120 EUR), le tout étant désormais monté à l’usine.

Notons enfin que le restylage concerne aussi la version Renault Sport (1.6 16V 133 ch) identifiable à sa lame de bouclier façon F1 comme sur les Clio et Mégane et désormais disponible dans la teinte Jaune Sirius.

Un accueil soigné mais sans plus

Autant les changements sont profonds à l’extérieur, autant l’intérieur reste un peu décevant. Certes, les plastiques employés sont de belle facture et la qualité perçue de la Twingo rassure mais l’ensemble manque un peu de folie. Hormis de nouvelles selleries et des inserts noirs laqués, l’ambiance est inchangée. Les sièges manquent toujours de maintien et le volant paraît toujours un peu grand, mais la Twingo conserve ses qualités comme son habitabilité malgré ses 3,63 m en longueur et sa modularité avec ses sièges arrière qui coulissent indépendamment et qui font varier le volume du coffre de 165 L à 285 L.

Côté équipements, la nouvelle Twingo offre six niveaux de finition : Access, Authentique, Privilège, Dynamique, Initiale et Gordini (remplace GT). Si la version Access dispose des antibrouillards et de l’ordinateur de bord, elle fait l’impasse sur la direction assistée. En Authentique, la Twingo offre tout juste le régulateur de vitesse et les vitres électriques et il faut opter pour la version Privilège pour accéder à la climatisation, à l’autoradio CD MP3 et aux sièges coulissants. Les autres finitions font la différence au niveau du look, chic pour l’Initiale (sellerie cuir de série) ou sportif pour Dynamique (jantes 15 pouces et béquet de toit) et Gordini (sièges sport et bandes blanches).

À noter que la navigation n’est toujours pas disponible sur Twingo. Un système Carminat Tom Tom à moins de 500 EUR aurait fait l’affaire mais Renault a préféré proposer une station d’accueil multimédia pour iPhone et iPod. Baptisé Oxygène et encore absent de la grille des tarifs, ce dispositif offrira une fonction GPS via une application maison. Enfin, la Twingo 2 restylée signe le retour du fameux toit ouvrant en toile qui faisait le bonheur des premiers possesseurs de Twingo. Désormais électrique, il sera facturé 850 EUR.

Plus polyvalente qu’il n’y paraît

La montée en gamme de Twingo II par rapport à la première génération était évidente. En effet, malgré son gabarit la nouvelle Twingo offre des prestations routières tout à fait convaincantes. Confort, rigueur des suspensions, rien à voir avec la Twingo de 1993 et la version restylée conserve ses qualités. Même si la direction manque toujours de consistance, la Twingo n’est plus cantonnée aux centres urbains. Son comportement lui permet désormais d’envisager les longs trajets et la présence dans la gamme du 1.5 dCi 85 ch va en ce sens. Un bloc diesel d’une telle puissance est une proposition atypique sur le segment mais il offre un bel agrément sous le capot de la Twingo. Tonique et disponible (200 Nm de couple), il renforce encore la polyvalence de la citadine au losange et se distingue par de nouvelles performances énergétiques, moins de 4,0 L/100 km et 90 g/km.

Les amoureux de l’essence dont nous faisons partie ne sont pas non plus délaissés. Ils peuvent se rabattre sur la version 1.2 TCe 100 ch (uniquement disponible en Gordini). Silencieux et volontaire, ce petit 4 cylindres turbo offre des performances tout à fait intéressantes (9 »8 au 0 à 100 km/h) et donne du caractère à cette Twingo. Malgré un côté un petit peu pointu qui oblige à aller chercher la puissance et le couple un peu haut dans les tours, il se montre plus raisonnable que le 1.6 L de la version R.S sur le terrain des consommations, moins de 6,0 L/100 km en cycle mixte.

Bilan

Tout en conservant ses qualités d’accueil et son comportement qui fait référence dans la catégorie, la Twingo 2 profite d’un second souffle avec ce restylage. À la fois craquante et rigoureuse, elle séduira aussi bien les femmes que les hommes selon les versions. Ses moteurs performants lui procurent un coup d’avance sur la VW Up ! et son nouveau look lui permet d’envisager plus sereinement la confrontation avec l’Allemande. Côté tarifs, la nouvelle Twingo s’affiche à partir de 7 990 EUR en essence (1.2 LEV 75 ch) et 12 900 EUR en diesel (1.5 dCi 75). Comptez 15 200 EUR pour accéder au dCi 85 ch et 14 800 EUR pour un TCe 100 ch Gordini.

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