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Léa Picosson

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Essai Renault Wind 1.6 133 : Des joies simples

On l’attendait sous le nom de Twingo cabriolet, puis de Twing’Up, c’est finalement sous le patronyme Wind « vent » que Renault se décide enfin à lancer son petit cabriolet d’entrée de gamme. Un nom prédestiné pour ce roadster 2 places qui amène un peu de fraîcheur à une gamme Renault bien fade. Avec ses trains roulants empruntés à la Clio RS et son moteur de Twingo RS, la Wind promet beaucoup sur le papier. Il est donc temps de la soumettre à un test en bonne et due forme pour s’assurer de son potentiel. Action !

Dans l’oeil du photographe

Face à une production automobile qui a tendance à grossir, la Wind avec ses 3,83 m de long, 1,69 m de large et 1,40 m de haut fait figure de jouet sur quatre roues. Sa bouille sympathique ne fait que renforcer cette impression. Pourtant dans le détail, la Wind arbore tous les atours d’une vraie voiture de sport avec de larges entrées d’air, des jantes 17 pouces et une silhouette ramassée sur l’avant plutôt dynamique. À ce propos, la hauteur de sa poupe étonne. Une forme torturée mais dictée par la présence d’un système de toit rotatif pour le moins ingénieux, inauguré en son temps par la Ferrari 575 Superamerica. Excusez du peu ! Grâce à un mécanisme simple comme bonjour, le petit toit pivote sur son axe et vient se loger sous le capot arrière sans empiéter sur le volume du coffre, le tout en 12 secondes. C’est simple, mais encore fallait-il y penser.

Vie à bord

Si extérieurement la petite Wind se démarque de ses congénères badgées Renault, intérieurement en revanche on retrouve une ambiance bien connue, celle de la Twingo. Plastiques durs, ajustements perfectibles, la qualité perçue n’est pas son fort. On se consolera avec un agencement intelligent des commandes et un combiné d’instrumentation inédit qui n’est pas sans rappeler l’univers de la moto. Équipée de sièges baquets au moelleux et au maintien appréciables, la Wind propose un espace restreint à ses deux occupants. La baie de pare-brise inclinée et la ceinture de caisse haute renforcent cette impression de confinement. Et côté rangement, il faudra simplement se contenter d’une sorte d’étagère derrière les sièges. Vous l’aurez compris, l’accueil n’est pas des plus avenants et les côtés pratiques semblent avoir été oubliés. Il n’en est rien car lorsqu’on ouvre le lourd capot arrière, on découvre un espace dont le volume (270 L) est très proche de celui d’une Clio. C’est Madame qui va être contente !

Les équipements

Dans la Wind, on revient un peu à la réalité face aux dernières nouveautés bourrées de puces et de capteurs en tout genre. Dans sa finition haut de gamme Exception, on a droit à la climatisation automatique, à l’autoradio CD MP3, au régulateur de vitesse et c’est tout. L’essentiel est là et la mise en oeuvre est rapidement assimilée. Parmi les rares options du catalogue, on retiendra la sellerie cuir (700 EUR) qui rehausse le cachet de l’habitacle et les radars de recul (345 EUR) bien utiles compte tenu de l’absence de visibilité vers l’arrière.

Sous le capot

Pour mouvoir sa Wind, Renault a retenu deux formules. Un bloc 1.2 TCe suralimenté de dernière génération développant 100 ch (celui de la Twingo GT) et le bon vieux 4 cylindres 1.6 atmosphérique de 133 ch. C’est ce dernier emprunté à la Twingo RS que nous avons choisi d’essayer. Particulièrement creux en dessous de 2 000 trs/min, offrant un couple modeste de 160 Nm, il ne s’épanouit que dans les tours. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à le bousculer au-delà de 4 500 trs/min pour obtenir une impression de poussée accompagnée d’une sonorité typée sportive. Seulement, ce tempérament se révèle fatiguant à la longue et les consommations s’en ressentent avec une moyenne de 9,0 L/100 km lors de notre essai. Vous l’aurez compris, avec des reprises décevantes et un caractère pointu la Wind 1.6 n’offre pas l’agrément escompté. Pour finir, nous regretterons le manque de précision de la commande de boîte et l’absence d’un sixième rapport qui aurait permis d’abaisser le niveau sonore et les consommations sur autoroute.

Sur la route

Suite à ce bilan mécanique mitigé, notre déception allait encore s’accentuer au moment d’apprécier les prestations routières de la Wind. Non pas qu’elles soient mauvaises, c’est même plutôt le contraire, mais son excellente mise au point châssis fait davantage ressortir le manque de finesse de son moteur. Un constat malheureusement déjà observé sur toutes les productions Renault Sport. En effet, avec ses trains roulants de Clio II RS, la Wind est un produit RS et cela se ressent dans son comportement. Rigidité préservée, suspensions fermes, direction bien calibrée, la Wind est étonnante d’efficacité. Vif du train arrière, léger (1 173 kg), le petit cabriolet Renault n’offre pas les sensations de conduite d’une Lotus Elise mais dans l’esprit s’en rapproche fortement. Un bien bel outil en somme dont le terrain de jeu privilégié reste le réseau secondaire.

Bilan

Malgré toute la bonne volonté du monde : système de toit malin, coffre conséquent, châssis remarquable et originalité des lignes, Renault ne parvient pas à masquer le principal défaut de la Wind, une mécanique peu savoureuse. Dommage car le plus dur est fait, ne reste maintenant plus qu’à lui offrir un peu de muscle. Le prix lui est attractif, entre 17 500 EUR et 19 500 EUR, et permet à la Wind de se classer parmi les cabriolets les plus abordables du marché.

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