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Léa Picosson

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Essai Skoda Octavia RS – Mieux qu’une Golf GTI ?

La récente déferlante « MQB » dans le Groupe Volkswagen, du nom de la nouvelle plate-forme qui équipe les dernières générations de VW Golf, Audi A3, Seat Leon et Skoda Octavia, nous a déjà fait pencher du côté de la Leon au détriment de la Golf en raison d’un style plus séduisant et de tarifs plus doux. Et bien notre nouveau coup de cœur est attribué à l’Octavia RS 3ème du nom, certes moins cossue qu’une Golf GTI, mais dont le rapport prix/équipements et les côtés pratiques la mettent à son avantage. Essai de la turbulente tchèque dans le Dauphiné et sur le circuit du Laquais.

Tout juste six mois après avoir pris le volant de la troisième génération d’Octavia, nous voici à nouveau en sa compagnie, mais cette fois dans sa version la plus velue RS. Tout comme les premières moutures en 2002 et 2005 (photos ci-dessus), la nouvelle Octavia a droit à sa déclinaison sportive. Et elle le vaut bien car toutes versions confondues l’Octavia représente plus d’un tiers des ventes de la marque dans le monde. Concernant la RS, cette dernière s’est écoulée à plus de 100 000 exemplaires en 11 ans. Si la première génération ne proposait qu’un moteur essence de 180 ch, l’Octavia RS s’est depuis convertie au diesel à tel point que le carburant lourd représente désormais 95 % des ventes. La carrosserie break est également plébiscitée par les acheteurs – 75 % du mix – tandis que boîte manuelle et boîte DSG se partagent à parts égales les volumes.


La GTI des familles

Elégante mais plutôt discrète, la nouvelle Octavia une fois badgée RS attire déjà plus l’œil. Son bouclier avant plus agressif, sa calandre noire et ses jantes 17 pouces (18 pouces en option) lui apportent davantage de caractère sans toutefois trop en faire. La panoplie ne serait bien sûr pas complète sans deux sorties d’échappement trapézoïdales et un discret aileron au sommet de la malle (au sommet du hayon pour le break). L’ensemble est certes plutôt convenu mais s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle des GTI avec une sportivité plus suggérée que véritablement affirmée.

L’habitacle, lui, est dans la même veine avec une ambiance très (trop) sombre mais raffinée. Des sièges plus enveloppants, des inserts style carbone, un volant à jante épaisse et un pédalier alu viennent agrémenter un intérieur bien conçu et garni de matériaux rassurants.
Le véritable point fort de cette Octavia RS et de la nouvelle Octavia  en général, au-delà de cet accueil très germanique, c’est son habitabilité. L’espace à bord est vraiment surprenant, surtout aux places arrière où le rayon aux genoux déjà record sur la deuxième génération a encore été amélioré. Et quel coffre ! Ne comptez pas moins de 590 L en berline et 610 L en Combi. Une sportive capable de jouer les déménageurs à l’occasion, avouez que ça ne court pas les rues.  
Autre domaine dans lequel cette Octavia RS marque des points c’est celui de l’équipement. Positionnée au sommet de la gamme, la RS propose notamment en série la climatisation bi-zone, une sellerie cuir/tissu, les radars de recul, les feux bi-xénon, la navigation, le Bluetooth, les feux et essuie-glaces automatiques, les feux de jour et arrière à Led et le régulateur de vitesse.  


Choix des armes et arme de choix

Tout comme la deuxième génération, la nouvelle Octavia RS laisse le choix entre moteur diesel et moteur essence, boîte manuelle et boîte automatique. Lors de notre périple à travers le Dauphiné, nous avons eu l’occasion de prendre en mains toutes les versions, et d’emblée la boîte DSG6 a brillé par sa rapidité et son confort d’utilisation.
Avec 184 ch, le 2.0 TDI hérité de la Golf GTD ne manque pas de souffle. Ses accélérations sont puissantes et ses relances musclées grâce à un couple de 380 Nm. Peu vibrant mais grondant, une sensation amplifiée par le générateur de son placé au niveau de la baie de pare-brise (système censé apporter une sonorité plus sportive en mode sport), le diesel convient davantage à une utilisation quotidienne (6,5 L/100 km en moyenne) qu’à une conduite typée loisir le week-end. C’est là que le 2.0 TSI emprunté aussi à la Golf, mais GTI cette fois, se montre le plus cohérent. Tout aussi plaisant mais plus fin dans son tempérament et plus agréable à l’écoute, ce quatre cylindres turbo à injection directe développe toute de même 220 ch et 350 Nm de couple. De quoi faire de cette RS III l’Octavia la plus rapide de tous les temps avec 6’’8 au 0 à 100 km/h et 248 km/h en pointe.
Vous l’aurez donc compris, moteur TSI et double embrayage DSG représentent pour nous la combinaison gagnante de cette nouvelle Octavia RS. Ajoutons également que le bloc essence semble moins peser sur le train avant, offrant ainsi plus de réactivité.

Comme nous vous le disions plus haut, l’Octavia profite de dessous communs avec la Golf. Une bonne chose puisque l’auto fait preuve d’agilité et d’équilibre. En version RS, les modifications consistent en une suspension raffermie, un châssis abaissé de 13 mm et un freinage majoré avec notamment des disques de 340 mm à l’avant. De plus, l’Octavia RS profite d’une direction dite progressive – une crémaillère et un pignon à denture variable permettent de réduire l’amplitude du braquage et donc l’effort du conducteur quand le rythme s’élève – et du différentiel électronique XDS pour une motricité sur le sec difficilement critiquable. Une incursion sur le très beau circuit du Laquais a permis de vérifier l’efficacité des deux systèmes ainsi que le dynamisme surprenant de cette familiale décomplexée. L’Octavia RS n’en est pas pour autant une sportive radicale, son amortissement offre d’ailleurs un bon compromis confort/efficacité. Le roulis et les mouvements de caisse sont bien maitrisés tandis que les sautillements de la poupe sur chaussée dégradée restent acceptables.


Essai Skoda Octavia RS – Bilan

La nouvelle Skoda Octavia RS n’est certes pas la plus typée, ni la plus performante des berlines compactes mais ses prestations routières, sa qualité de fabrication et surtout son habitabilité en font un morceau de choix pour qui cherche une familiale sortant du lot en terme de look et d’agrément. Ses tarifs finissent de convaincre : à partir de 29 900 € en essence et 30 390 € en diesel. Il faudra rajouter 1 100 € pour le break Combi et 1 500 € pour la boîte DSG. En comparaison, une VW Golf 5 portes demande 32 680 € pour sa version GTI et 33 680 € pour sa variante GTD.

 

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