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Léa Picosson

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Essai Skoda Octavia Scout TDI 184 DSG – Rien ne l’effraie

Note finale :
14 / 20

L’excitation autour du segment des crossovers pousse les constructeurs  à donner un look d’aventurier à tous leurs modèles, avec plus ou moins de réussite. Chez Skoda, le break baroudeur n’est pas une nouveauté et la dernière Octavia est la troisième génération à porter le label Scout. Une appellation qui implique une polyvalence accrue grâce à une transmission quatre roues motrices, équipement que pas mal de soi-disant tout-chemin n’offrent même pas en option.  Essai d’une des meilleures affaires du moment !

 

Fiche Technique

Carrosserie Break
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4685 / 1814 / 1531
Empattement en mm 2679
Volume du coffre en L 610
Poids à vide en kg 1559
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1968
Puissance en ch 184
Couple en Nm 380
Transmission intégrale
Boîte automatique 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 219
0 à 100 km/h 7''8
Conso cycle mixte en L/100 km 5,1
Rejets CO2 en g/km 134
Prix (à partir de) 33200 €
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 10
Bonus / Malus malus 150 €

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« Popularisé » par Audi au début des années 2000 avec l’A6 Allroad, le break surélevé et grimé en SUV a depuis fait des petits sur le marché. Surtout au sein du Groupe Volkswagen sous différentes noms (Alltrack, X-Perience…), Scout étant l’un des plus anciens.

La recette est désormais bien connue : une garde au sol rehaussée d’environ 3 cm (17 cm au total) + des protections de carrosseries, plastique noir pour les passages de roues et façon aluminium au niveau des boucliers. Recette à laquelle cette Octavia Scout se plie volontiers pour un résultat valorisant mais pas tape à l’œil. On relèvera pour finir des jantes 17 pouces dédiées ainsi que l’ajout de carénages au niveau des soubassements.

Une familiale accomplie

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En plus des ses attributs extérieurs, l’Octavia Scout offre un accueil qui lui est propre avec des selleries, tissu ou cuir-alcantara (option), et des inserts décoratifs spécifiques. De plus l’équipement  de série est plutôt complet : climatisation régulée, pack visibilité, antibrouillards, système audio avec Bluetooth, régulateur de vitesse ; ne manquent finalement que la navigation (à partir de 810 €) ou les feux bi-xénon adaptatifs (990 €).

Pour le reste, ce break Scout conserve les qualités de l’Octavia Combi qui lui sert de base, pour commencer un accueil soigné avec des matériaux bien choisis et une finition tout à fait digne de la réputation du Groupe VW. Ensuite, il brille par une habitabilité supérieure à ce qu’offre habituellement un modèle de moins de 4,70 m, et surtout un coffre gigantesque : entre 610 L et 1740 L.

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Avec ses coloris noir et brun, l’ambiance proposée par l’octavia Scout est chaleureuse

 

L’Octavia chausse les crampons

Une voiture à tout faire, ou presque, c’est l’esprit de l’Octavia Scout. Les mauvaises conditions ne lui font pas peur grâce à sa transmission intégrale de type Haldex, un système 4×4 non permanent mais plutôt « à la demande», autrement dit qui réagit quand les roues avant patinent.
Cette cinquième génération, capable de transférer jusqu’à 90 % du couple sur le train arrière, augmente bien évidemment la polyvalence de la familiale tchèque mais aussi son niveau de sécurité avec une motricité presque impossible à prendre en défaut.

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Malgré sa garde au sol supérieure et ses amortisseurs à grand débattement, l’Octavia ne perd pas en agilité

 

On relève également à son sujet des qualités routières évidentes avec un bon niveau de confort, peut-être même supérieur à celui de l’Octavia Combi classique en raison d’un débattement plus important des suspensions. Sans pour autant que cela nuise à la bonne réactivité générale de l’auto, une qualité commune aux modèles reposant sur la plate-forme MQB, la Golf par exemple.
En revanche la pette faiblesse de l’amortissement sur les petites déformations abordées à basse vitesse, déjà présente sur les autres modèles d’Octavia, est aussi sensible sur la version Scout. Elle l’est d’autant plus quand on quitte la route où les obstacles des chemins doivent être attaqués avec prudence. De toute façon il s’agit d’un break tout-chemin et non tout-terrain qui préfère les portions roulantes.

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Ne pas confondre tout-chemin et tout-terrain. Le break Scout n’est pas un franchisseur

 

Autre petit défaut de la nouvelle Octavia Scout, une insonorisation peut-être un peu légère compte tenu du caractère sonore de son 2.0 TDI 184 ch. Il s’agit là d’un bon vieux diesel « qui tâche », c’est-à-dire grondant, vibrant et doté d’un creux net à bas régimes, un creux accentué par une boîte DSG6 parfois hésitante. Précisons sur ce point que la concurrence ne fait que rarement mieux.
Une fois passée cette petite inertie, l’agrément est bien présent, avec des relances énergiques (380 Nm de couple) et un 0 à 100 km/h effectué en 7’’8 qui confirme la bonne santé de la mécanique. Enfin il sait contenir ses consommations : 7,2 L/100 km lors de notre essai, ce qui est tout à fait acceptable pour une voiture de 1550 kg, 4 roues motrices et de près de 200 ch.

(images constructeur)

 

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