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Léa Picosson

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Essai Skoda Superb Combi 2.0 TDI 150 ch – Supplément bagages

Note finale :
16 / 20

Tremblez remorques et coffres de toit ! Avec son coffre immense, de 660 L à 1950 L, la nouvelle Skoda Superb Combi a mis vos têtes à prix.  En plus de progresser sur les points qui faisaient déjà sa force, la logeabilité notamment, la familiale tchèque y ajoute la manière avec un costume parfaitement taillé et un accueil luxueux.

Fiche Technique

Carrosserie break
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4856 / 1864 / 1477
Empattement en mm 2841
Volume du coffre en L 660
Poids à vide en kg 1520
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1968
Puissance en ch 150
Couple en Nm 340
Transmission traction
Boîte automatique 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 216
0 à 100 km/h 9''0
Conso cycle mixte en L/100 km 4,6
Rejets CO2 en g/km 121
Prix (à partir de) 37 290 € (Style DSG6)
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 8
Bonus / Malus neutre
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Si le Combi précédent était plus séduisant que la berline, entre cette nouvelle génération de break et la berline il sera très dur de faire un choix

 

Beaucoup l’ignorent mais l’histoire de la Superb démarre en 1934, à l’époque la marque est spécialisée dans le haut de gamme. L’appellation refait surface en 2001 sous les traits d’une VW Passat rallongée. Il faudra attendre 2008 et la seconde génération de l’ère moderne  pour découvrir une Superb originale et disponible pour la première fois en berline et en break Combi. Ce dernier représente alors un tiers des ventes sur environ 650 000 unités produites.

Avec cette troisième génération, Skoda assoit définitivement sa grande familiale dans sa gamme et sur le marché. Elle mise d’ailleurs beaucoup sur la variante Combi avec laquelle elle espère réaliser plus de la moitié des ventes, soit environ 1500 exemplaires en France sur l’année à venir.

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Aucun break du marché n’affiche à la fois un volume de coffre si important et une vitre arrière aussi inclinée, gage de dynamisme dans les lignes

 

Oubliez les préjugés sur Skoda, ici on parle de haut de gamme !

Maintenant que les présentations sont faites, il est l’heure de faire le tour de cet imposant break : 4,85 m en longueur (+ 28mm) pour 1,86 m en largeur (+ 47mm). Des côtes plus généreuses qui n’empêchent pas l’auto de gagner en finesse. C’est le tour de force des designers de Skoda, déjà visible sur la berline, d’avoir réussi à « pousser les murs » sans que le résultat final en soit lourd, voire indigeste. Regard ciselé, poupe dynamique et profil élancé, cette nouvelle Superb est une réussite esthétique et ce break un des plus séduisants du marché.

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L’accueil est très germanique, c’est à dire austère et sans originalité. Mais quand on parle d’une berline, c’est une qualité.

 

C’est en passant à l’intérieur que la montée en gamme de la Superb est la plus palpable. La finition s’améliore, les matériaux sont impeccables, les assises parfaites et l’équipement s’enrichit : régulateur de vitesse adaptatif, aide au stationnement automatisé, système multimédia Smartlink (MirrorLink, Android, Carplay), éclairage d’ambiance à Leds, lecture des panneaux, relais wi-fi.

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L’assise centrale n’est pas la plus confortable, mais l’espace offert aux jambes à l’arrière est sans concurrence sur le segment.

L’ensemble manque un peu de chaleur mais n’a plus rien à envier aux références, et parfois cousines, allemandes. Et quel espace ! A l’arrière surtout (record d’espace aux jambes et de garde au toit) on a l’impression d’être à bord d’une voiture de chef d’état.  Celui qui ne s’y sentira pas comme un coq en pâte est un menteur ! Tout comme celui qui ne trouvera pas à loger son bagage dans l’immense coffre, dont le seuil de chargement bas et les formes carrées facilitent le chargement.

Une fois les assises arrière rabattues, son volume frise les 2m3 et peut avaler des objets de plus de 3 m. Encore plus pratique, son hayon peut s’ouvrir d’un mouvement de pied sous le bouclier (option 670 €).
Bien entendu les breaks concurrents proposent tous ces équipements et cette modularité, mais aucun ne fait jeu égal côté coffre : 525 L pour la Ford Mondeo, 560 L pour la Peugeot 508 et 572 L pour la nouvelle Renault Talisman. Il n’y a guère que la VW Passat SW qui n’est pas ridicule avec ses 650 L.

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Ne cherchez pas ailleurs parmi les berlines et les breaks, il n’y a pas plus grand. Par rapport à sa devancière, elle offre 55 L en plus.

 

Un tempérament calme assumé

La Passat justement, la cousine et meilleure ennemie, prête sa plate-forme MQB à la nouvelle Superb. Des dessous qui permettent notamment de faire évoluer l’empattement de 8 cm (2,84 m) et d’éliminer quelques kilos superflus sur la balance, jusqu’à 75 kg selon les versions.

A la conduite, la Superb ne s’en trouve pas transformée et reste toujours très typée confort. Une qualité quand on souhaite rivaliser avec les meilleures routières de la catégorie. Notons au passage que notre modèle d’essai ne disposait pas de la suspension pilotée (option 990 € sauf sur Laurin & Klement), sa capacité à filtrer les défauts de la route n’en était pas moins remarquable.
Mais il fallait s’en douter, la Superb pêche question dynamisme où son amortissement très prévenant, son empattement long et son poids (1520 kg) n’en font pas une adepte du sinueux. Sans doute la suspension pilotée permet-elle d’atténuer cette lourdeur sur les appuis et les quelques mouvements de caisse sensibles en courbe.

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Même sans l’amortissement piloté, la nouvelle Superb procure un haut niveau de confort. C’est en conduite coulée qu’elle est la plus agréable.

Mais ce côté « familiale paisible », il se pourrait que la Superb le cultive. C’est en tout cas ce que suggère notre version munie du 2.0 TDI 150 ch. Saluons à ce propos cette personnalité assumée quand bon nombre de modèles se perdent trop souvent dans les compromis.
Suffisant mais nécessaire, son diesel de 150 ch sait se faire oublier à vitesse stabilisée. Mais dans les portions moins roulantes, où il faut le solliciter davantage,  il n’hésite pas à donner de la voix. La faute certainement à des rapports de boîte qui trainent en longueur et à un creux marqué à bas régime qui oblige à chercher « du jus » un peu plus haut dans les tours.
Malgré un agrément moteur en demi-teinte, la Superb Combi est une routière accomplie et son appétit mesuré : entre 6,5 L et 7,0 L de moyenne lors de notre essai.

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Le TDI 150 ch déçoit un peu par sa prestation, mais il convient parfaitement à la vocation familiale (et/ou de grande routière) de la Superb

(images constructeur)

 

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