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Léa Picosson

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Essai Skoda Superb Combi : le volume au juste prix

Un an et demi après la commercialisation de la seconde génération, Skoda décline son vaisseau amiral Superb en version break. Dénommée Combi, cette dernière se distingue par un coffre XXL et un espace intérieur digne d’une limousine, le tout à un prix fort raisonnable. Finition exemplaire, moteurs de dernière génération, la Superb Combi n’a rien à envier à ses cousines du groupe Volkswagen. Mais alors comment ces dernières justifient-elles un tel écart de prix ? Réponse en essai.

Dans l’oeil du photographe

Vendue à 23 000 exemplaires depuis son lancement (2 600 en France), l’actuelle génération de Superb se donne avec le Combi de nouvelles ambitions. En effet, rien qu’en Europe les breaks pèsent quasiment pour moitié sur les ventes du segment. Pas le droit à l’erreur donc et cela commence par le style. Si le dessin du coffre de la berline divisait, il semble que le « sac à dos » du Combi lui fasse gagner en équilibre. L’ensemble est élégant et ne donne pas non plus dans le corbillard malgré ses 4,83 m de long. Pour le reste, break et berline sont identiques et partagent la même face avant statutaire. On salue une fois de plus son regard expressif et son souci du détail avec comme sur toutes les Skoda le nom du modèle incrusté dans les projecteurs.

La vie à bord

Nous nous en doutions un peu à vrai dire mais en ouvrant les lourdes portes de la Superb Combi nous nous sommes encore étonnés de la qualité perçue. Cela devient une habitude chez la marque tchèque (une bonne habitude !), les matériaux employés et le soin apporté à leur assemblage sont dignes des références allemandes. Autre élément hérité des productions germaniques, l’austérité de l’habitacle mais nous n’allons pas chipoter, il fait bon vivre à bord de cette Superb d’autant que l’espace y est royal notamment à l’arrière. On comprend alors très vite le succès rencontré par l’auto auprès des chauffeurs de taxi soucieux du confort de leurs clients. Autre point fort de ce Combi, son coffre de 633 L (max. 1 865 L), tout simplement le plus grand de la catégorie derrière la Mercedes Classe E. À noter que Skoda a particulièrement soigné l’espace de chargement avec un hayon à ouverture électrique, un seuil à seulement 60 cm du sol, un cache-bagages automatique, un plancher coulissant, un système de rangements monté sur glissières et même une lampe torche au cas où.

Les équipements

La Superb Combi conserve la structure de gamme de la berline avec quatre niveaux de finition : Ambiente, Confort, Elegance et Praha. En entrée de gamme, on dispose déjà de la climatisation automatique, de l’ordinateur de bord, de la radio CD MP3, du régulateur de vitesse, de l’allumage automatique des feux et des rampes de toit. Pour 1 800 EUR de plus, la finition Confort rajoute les essuie-glaces automatiques, les jantes 16 pouces, les radars de recul, le système de rangement dans le coffre et même un range-parapluie dans la portière arrière gauche façon Rolls-Royce. En investissant 2 500 EUR de plus pour la finition Elegance, on accède à la sellerie cuir/alcantara, aux sièges électriques, au chargeur CD et aux jantes 17 pouces. Enfin, tout en haut de la gamme, la finition Praha (+ 3 040 EUR) offre les projecteurs bi-xénon directionnels, l’éclairage adaptatif, la navigation, les sièges avant et arrière chauffants, le cuir intégral et les radars avant.

Nous conseillerons vivement d’opter pour l’immense toit vitrée électrique, une option à 1 100 EUR mais qui apporte beaucoup de luminosité à l’habitacle, et pour le système Park Assist (600 EUR) qui effectue les créneaux presque à votre place, une bonne chose avec une voiture de près de 5,0 m de long. Récemment amélioré il ne demande plus que 40 cm de chaque côté pour engager la manoeuvre contre 60 cm auparavant.

Sous le capot

Avec la Superb Combi, impossible de ne pas trouver son bonheur parmi l’offre moteur avec trois diesel, 1.9 TDI 105, 2.0 TDI 140 / 170, et trois essence, 1.4 TSI 125, 1.8 TFSI 160 et V6 TFSI 260. Exceptés les TDI 105 et TSI 125, tous sont disponibles en option avec la boîte à double embrayage DSG et les TDI 170, TFSI 160 et TFSI 260 peuvent même disposer d’une transmission intégrale avec autobloquant Haldex de 4ème génération.

Pour cet essai nous avons souhaité monter progressivement en gamme, c’est pourquoi nos premiers tous de roues se sont fait en compagnie du petit TDI 105. Ce bloc d’ancienne génération à injecteur-pompe ne brille pas par son silence ni par ses performances mais il s’en tire plutôt bien surtout avec près de 1,5 tonne à tracter et ses consommations sont faibles : 5,8 L/100 km. Plus discrète et plus pêchue, la version 2.0 TDI 170 ch démontre un certain talent en accélérations et en reprises (350 Nm de couple) tout en restant sobre : moins de 6,0 L/100 km en cycle mixte. Un bon compromis surtout en boîte DSG même si on regrette l’absence d’un moteur diesel encore plus puissant histoire de vraiment rivaliser avec des allemandes plus prestigieuses.

Du côté des essence, nous avouons avoir eu un coup de coeur pour le 1.8 TFSI 160. Souple et volontaire, ce bloc suralimenté à injection directe apporte un peu d’âme dans ce monde ultra-diéselisé. Agréable à l’oreille, il porte avec entrain la Superb Combi sans pour autant conduire votre pompiste à la fortune : 8,1 L/100 km lors de notre essai. Plus décevant, le gros V6 3.6 de 260 ch ne délivre pas les sensations que sa puissance suggère. Lisse et peu mélodieux, il fait de plus bien sentir son poids sur le train avant. Il parvient tout de même à se rattraper sur le terrain des relances grâce à ses 350 Nm de couple.

Sur la route

Sans grande surprise, la Superb Combi hérite des qualités de la berline et confirme une fois de plus son statut de grande routière. Son amortissement typé confort préserve ses occupants des déformations de la chaussée et son empattement long de 2, 76 m lui confère une grande stabilité. Pour autant, la Superb Combi n’est pas une enclume et sa vivacité demeure surprenante. Prévenante et efficace, elle cache bien son jeu et pourrait même en montrer à certaines autos vendues comme plus dynamiques. On appréciera également le bon calibrage de sa direction qui profite lui aussi à l’agrément de conduite. Et pour ceux qui seraient à la recherche d’un surcroît d’efficacité, sa transmission 4×4 est tout indiquée. Grâce à sa motricité sans faille, elle est un allié de poids en matière de sécurité active.

Bilan

Pas facile pour nous, irréductibles gaulois, de nous défaire de nos vielles croyances en ce qui concerne Skoda. Pourtant chaque essai d’un modèle de la marque et notamment celui-ci nous montre notre retard vis-a-vis des pays voisins qui dit-on ne se posent plus la question. Il faut dire qu’à partir de 24 910 EUR en diesel et à partir de 23 300 EUR en essence, comptez moins de 40 000 EUR pour le haut de gamme, la Superb Combi est une très belle affaire quand on la compare aux 44 800 EUR d’une Classe E break 220 CDI en entrée de gamme où aux 35 600 EUR d’une plus petite Toyota Avensis haut de gamme diesel. Et c’est en appréciant son accueil et ses prestations routières qu’on en vient à douter de certaines marques pourtant chères à notre coeur. Une seule certitude, l’emblème ne justifie pas à lui seul la différence de prix. Nous demandons donc des explications.

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