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Léa Picosson

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Essai Subaru Impreza WRX STI 2008 : sportive à la carte

Forte de ses 300 ch et sa transmission intégrale, la Subaru Impreza WRX STI version 2008 perpétue la tradition d’efficacité des modèles sportifs de la marque japonaise. Cependant, cette nouvelle mouture se veut plus civilisée que l’ancienne génération grâce à une plus grande attention portée au confort.

Lors de la divulgation des premières caractéristiques de la nouvelle Subaru Impreza, la refonte du modèle le plus emblématique de la marque japonaise avait fait redouter le pire aux aficionados de la version WRX STI, popularisée par les victoires de l’engin en rallye entre les mains de Colin McRae. En effet, en adoptant une configuration 5 portes et même un moteur diesel à l’avenir, l’Impreza part à la conquête du marché européen : l’objectif pour Subaru est d’en vendre 100 000 exemplaires en 2010, soit 40 % de plus qu’actuellement. Du coup, la nouvelle Impreza est plus civilisée avec une espace à bord revu à la hausse, et le confort, la finition et les aspects pratiques ont également (dans une certaine mesure) pris en compte pour faciliter l’usage au quotidien. Mais en changeant de visage, la Subaru Impreza WRX STI a-t-elle perdu son âme ?

L’Esprit STI.

Esthétiquement, la Subaru Impreza WRX STI demeure fidèle à elle-même, c’est-à-dire démonstrative à souhait. On ne saurait la prendre pour une autre, tous les ingrédients de la sauce STI sont présents et cela prend plutôt bien si l’on est sensible à la chose « racing » : peinture bleue caractéristique, ailes musculeuses, diffuseur arrière, jantes BBS dorées de 18  » (245/40), logos généreusement disposés sur maints endroits de la caisse… Cependant, si la Sub’ se montre décomplexée, il demeure que le design a été considérablement adouci par rapport à l’ancienne version avec, sur le capot, une entrée d’air généreuse mais dont le design est nettement mieux intégré à la silhouette. Exit également l’aileron arrière digne de l’aéronautique : ses dimensions sont désormais normales.

A l’intérieur, la donne ne change pas : on garde les fondamentaux mais on édulcore quelque peu le tout. Ainsi, l’on retrouve dans l’habitacle de la Subaru Impreza WRX STI des sièges baquet Recaro offrant un excellent maintien (mais qui pourront s’avérer contraignants au quotidien), un pédalier sport ajouré, et les inévitables logos. Ambiance, ambiance, l’on sait à qui l’on a affaire malgré certaines caractéristiques qui pourraient venir introduire le doute. En effet, l’Impreza embarque désormais de nombreux équipements de sécurité et de confort : batterie d’airbags, climatisation automatique, vaste écran GPS tactile, nombreux rangements et porte gobelets, coffre de 538 litres, attaches Isofix… Cette sportive n’oublie pas la famille : avec ses peintures de guerre, elle pourrait même devenir la reine des sorties d’école ! Cependant, si la finition de l’Impreza fait preuve de progrès certains, elle reste tout de même à des années lumière de celle des autres modèles de son segment ; le tableau de bord n’est pas avare en rossignols, la qualité de certains plastiques est navrante et l’assemblage laisse parfois vraiment à désirer.

Comportement protéiforme.

« Que fait-on aujourd’hui ? » C’est la question que semble poser la molette installée au pied du levier de vitesse de la Subaru Impreza WRX STI. SI-Drive, c’est le programme de gestion du moteur commandé par la cette molette. Trois paramétrages sont possibles : Intelligent, qui permet de jouer la carte de l’économie en épargnant la consommation au détriment de la performance ; Sport, pour plus de performances tout en ménageant l’agrément de conduite ; Sport Sharp : le rupteur intervient plus tard et la réponse à l’accélération est plus franche. Sur le bloc d’instrumentation, le conducteur bénéficie d’un affichage de rappel du mode sélectionné, que ce soit pour le SI-Drive que pour le différentiel central. Et oui, ce dernier est également modulable (automatiquement ou manuellement) pour faire varier la répartition du couple entre l’avant et l’arrière : de 95 % à l’arrière jusqu’à 75 % vers l’avant. Au final, l’Impreza XRX STI offre à son conducteur un panel de réglages qui lui permettront de faire de son engin un véhicule du quotidien ou une machine prête à courir en rallye, selon son humeur ou les conditions de roulage.

Sous le capot, c’est le 4 cylindres de 2.5 l de cylindrée et turbocompressé de la précédente Impreza qui officie. La cartographie a toutefois été revue pour en tirer désormais 300 ch à 6 000 tr/min et 407 Nm de couple à 4 000 tr/min. Le résultat est spectaculaire. Le couple est présent dès les bas régimes, et la puissance est délivrée très tôt et sans que l’on ait à attendre la mise en route du turbo. Plutôt linéaire, la Subaru se laisse facilement emmenée, et une fois le mode Sport Sharp sélectionné, l’engin se fait extrême avec des réactions bestiales de la part du moteur. Le freinage, franc et endurant, permet d’exploiter au mieux les possibilités de l’engin, de même que la direction « sportive », c’est-à-dire ferme et directe. Cependant, une fois les bas instincts du conducteur satisfaits, ce dernier appréciera de revenir à une conduite apaisée avec une auto qui adopte vite un comportement très civile dans le flot de la circulation. Question consommation, ne comptez pas descendre en dessous de 10 l/100 km en conduite normale, une valeur qui pourra être doublée en utilisation extrême.

Toujours prompte à faire la loi sur le bitume, la Subaru Impreza WRX STI 2008 intègre désormais des aspects pratiques qui ne l’ont toutefois pas dénaturée. Efficace et généreuse en sensations, elle reste un engin hors normes distillant un énorme plaisir à son conducteur. Cependant, avec un tarif d’accès de 45 000 euros, soit 4 000 euros de plus que l’ancienne version, l’Impreza fait payer cher sa nouvelle polyvalence, d’autant plus que la qualité de fabrication n’est pas à hauteur de ce prix ; évidemment, ce n’est pas forcément ce que l’on exige d’elle.

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Un commentaire sur cet article
  1. Engin incroyable. Elle a tout et surtout une transmission unique. A ne pas modifier, garder dans son jus, chauffer,huile 10/w/50 et envoyer…bestiale et docile, au choix.

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