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Léa Picosson

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Essai Suzuki Splash 1.2 : citadine douée, routière timide

Le minispace Splash de Suzuki est taillé pour la ville avec de nombreux atouts propres à lui permettre de se jouer de toutes les contraintes de la circulation urbaine, un brio qui s’estompe malheureusement sur route avec un comportement routier qui perd de sa superbe.

C’est le nouveau minispace de Splash investit les villes, armée d’une belle habitabilité (malgré certaines lacunes) et d’un charme certain grâce à son dessin moderne et son intérieur soigné. Cependant, impossible de ne pas relever les aptitudes limitées de l’engin une fois sorti des zones urbaines.


Charmeuse

Remplaçant le Wagon R, la Suzuki Splash fait oublier les lignes cubiques de ce dernier. Avec une longueur de 3,71 mètres, elle est également plus grande de 20 cm, mais aussi moins haute de 10 cm ; du coup, elle a perdu l’allure de brique montée sur roues de son prédécesseur. Moderne, la ligne du minispace Suzuki séduit, mais se démarque de son frère jumeau, l’Opel Agila, par un dessin nettement plus réservé de la face avant.

A l’intérieur, l’habitacle est à l’unisson. Accueillant et agréable à l’oeil, ce dernier affiche un design plaisant, rehaussé par une sellerie bi-colore rappelant la teinte extérieure et un compte-tours déporté qui apportent tous deux une touche de fantaisie. Bien étudiée, la console centrale jouit d’une ergonomie bien pensée (le levier de vitesses tombe parfaitement sous la main) et les commandes sont agréables à manier. En revanche, si les ajustages ne prêtent pas le flanc à la critique, il en va pas de même pour la qualité des plastiques, durs et d’aspect peu flatteur.

Pas de banquette arrière coulissante


Habitable, la Splash l’est assurément malgré certains défauts majeurs ; ainsi, si les grands gabarits apprécieront l’importante garde au toit, les plus d’1m80 regretteront l’absence de banquette arrière coulissante et devront supporter les sièges avant comprimant leurs jambes. Question volume de chargement, la Splash reprend du terrain avec un coffre affichant des cotes supérieures à la moyenne : de 178 litres au minimum, et jusqu’à 1 050 litres tous les sièges rabattus. De nombreux rangements disséminés dans l’habitacle finissent de procurer ses aspects pratiques à ce dernier.

La ville comme terrain de jeu…

Elaborée sur la plate-forme de la Splash en reprend également les trains roulants. C’est ainsi qu’elle hérite d’un comportement particulièrement vif lui permettant de se faufiler aisément entre les embûches de circulation urbaine, un exercice encore facilité par la direction (à assistance électrique) offrant un rayon de braquage particulièrement réduit ainsi que par la bonne visibilité procurée par l’assise des siéges réhaussée. Le freinage est très correct ; il en va de même pour le confort de suspension, qui se situe toutefois légèrement en deçà de celui de la Renault Modus.

…mais plus réservée sur route

Le bloc 1.2 l, fort de 86 ch, affiche pour sa part une belle vitalité en ville. Volontaire, il sait se montrer suffisamment discret pour ne pas envahir l’habitacle à hauts régimes. Malheureusement, une fois sorti de la ville, ce moteur pêche par des reprises faiblardes qui nécessitent de pousser les rapports sur les voies rapides. Et c’est précisément sur ce terrain que la Splash avoue ses plus importantes faiblesses. Trop souples, les suspensions accusent ainsi une certaine au roulis, et le comportement se dégrade dans les courbes rapides, mais rien de préjudiciable toutefois dans les conditions d’une conduite classique.

Avec des tarifs débutant à 11 690 euros, la Suzuki Splash dotée d’un moteur 1.2 l sait contenir ses tarifs. Un dernier atout pour ce minispace qui, malgré quelques lacunes sur route, affiche une belle polyvalence.

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