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Léa Picosson

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Essai Toyota Verso : En quête de reconnaissance

Le Verso. Exit le préfixe Corolla, le monospace nippon est désormais un modèle à part entière et non plus une déclinaison. Une volonté d’affirmation qui s’accompagne d’un style plus expressif et d’une refonte de l’habitacle. Essai de ce Japonais ambitieux sur la côte portugaise.



On ne se retourne toujours pas sur son passage, mais qui se retourne sur celui d’un Scénic ou d’un Zafira ? Malgré son regard plus affirmé, ses boucliers plus agressifs et son pli de tôle qui court des ailes avant au sommet de la lunette arrière et qui renforce son dynamisme, le Verso arbore un design plutôt consensuel. Avec ses lignes inspirées par celles de la dernière Avensis dont il partage la plate-forme, le Verso est à la fois discret et élégant. Dans un segment ultra concurrentiel où Toyota espère en écouler 50 000 à 60 000 unités par an en Europe, le fait que l’esprit général ait été conservé sera peut-être un atout.

Nouvelle modularité

En ce qui concerne l’habitacle les changements opérés sont plus marquants. Le combiné d’instrumentation a migré au centre de la planche de bord et regarde vers le conducteur. L’ensemble est soigné mais moins lisible qu’un élément classique surtout si l’on veut suivre les conseils de l’indicateur de changement de rapports. Pour le reste, Toyota reste fidèle à sa réputation, les matériaux sont de bonne facture et les assemblages sérieux. Les nouveaux coloris plus clairs façon « lounge » tranchent avec l’austérité du mobilier, et la luminosité apportée par le large pare brise et le toit panoramique apportent une impression de bien-être, le tout accentuée par le moelleux des assises.

Fidèle à son positionnement familial, le Verso joue logiquement la carte de la modularité avec une évolution de son système Easy Flat 7. Les sièges indépendants du rang 2 sont toujours coulissants, mais désormais sur 195 mm (+ 30 mm), une amélioration due en partie aux 7 cm de plus en longueur de la voiture par rapport à la précédente génération. L’accès et l’espace au rang 3 est ainsi optimisé. Les sièges du rang 2 et 3 sont escamotables dans le plancher et libèrent un espace plat pouvant atteindre 1 700 L. En configuration 5 places, le coffre affiche un volume de 699 L, 198 L en mode 7 places.



Côté équipement, le Verso est disponible en quatre finitions – Active, Dynamic, Executive et Lounge – avec de série 7 airbags, la climatisation manuelle et la radio CD MP3 avec commande au volant et prise auxiliaire. La seconde finition rajoute les jantes 16 pouces, les antibrouillards, la climatisation bi-zone, le régulateur de vitesse, le volant cuir et la connectivité Bluetooth. Pour le toit panoramique, l’accès et le démarrage sans clé, les feux et essuie-glaces automatiques et la caméra de recul intégrée au rétroviseur intérieur, il faut se tourner vers le finition Executive. Enfin, les jantes 17 pouces et le système de navigation avec disque dur 40 Go sont réservés à la finition Lounge.

Sûr et sobre

Sous le capot du Verso, on retrouve une offre quasi-identique à celle de l’Avensis avec deux essence de 132 et 147 ch et trois diesels de respectivement 126, 150 et 177 ch. Essayé en version neutre en termes d’émissions.

Sur la route, pas de surprise, le confort est au rendez-vous grâce à des suspensions qui filtrent parfaitement les irrégularités. Revers de la médaille, le Verso se montre peu agile sur parcours sinueux. De toute façon la position de conduite très typée monospace n’invite pas à attaquer comme une brute. Sa vocation est ailleurs, du côté de la ballade en famille, en douceur grâce à une direction plus agréable que vraiment précise, et en toute sécurité grâce à toute une batterie d’aides électroniques comme le contrôle de stabilité avec assistance directionnelle VSC+ capable de contre-braquer en cas de sous ou de sur-virage.

Sérieux à tout point de vue, le Toyota Verso n’a pas pour ambition de jouer les figurants sur le segment des monospaces compacts. Son design élégant, sa grande qualité de fabrication combinée à l’excellente réputation de Toyota en matière de fiabilité, ses motorisations sobres et son haut niveau de sécurité en font une alternative plus que crédible aux productions européennes et françaises notamment. En outre, il profite de tarifs étudiés : entre 21 200 EUR et 32 200 EUR. La version D-4D 126 Executive, qui offre selon nous le meilleur compromis moteur/équipement, s’affiche à 27 600 EUR.

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