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Léa Picosson

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Essai Volkswagen Coccinelle – Retour de flamme

Ressortie du placard à l’aube des années 2000, la Volkswagen Coccinelle n’a pas su séduire sous le patronyme de New Beetle, 1,2 million d’exemplaires vendus dans le monde et seulement 40 000 en France. Trop chère, peu habitable, trop féminine, l’icône au 21 millions d’unités semble avoir retenu la leçon avec une troisième génération nommée Coccinelle en France et non Beetle comme prévu au départ. Allongée, épaissie, mieux finie, la nouvelle Cox se donne des airs de petite Porsche et de nouvelles prestations routières qui ravivent la flamme.

Dans l’oeil du photographe

Les mauvaises langues diront de la Coccinelle 2012 qu’il s’agit davantage d’un restylage que d’un nouveau modèle par rapport à la New Beetle. Chez Volkswagen, on souhaite pourtant oublier la New Beetle et l’on dit s’être inspiré du dessin originel plutôt que de l’avoir réinterprété. Une fois le discours marketing assimilé, on se rend compte que la voiture est bien différente de la version 1998.

Plus longue de 15 cm, plus large de 8 cm, la nouvelle Cox arbore un pavillon aplati et des ailes bien charnues qui lui confèrent un air plus masculin. Portières sans montant, éclairage à Leds, l’icône soigne son look jusqu’à imiter les anciennes Porsche 911 dans sa version Sport équipée d’un aileron façon queue de canard et de baskets en 18 pouces reprenant le style des jantes Fuchs. Malgré son architecture de coupé et ses 4,27 m en longueur, la Coccinelle se repositionne face aux citadines chics type DS3 et MiTo mais compte bien faire de l’ombre à une autre légende de l’automobile, la Mini.

Vie à bord

Après avoir marqué des points esthétiquement, la nouvelle Coccinelle met le paquet au niveau de l’ambiance intérieure. Finis le soliflore et les plastiques durs, Volkswagen a opté pour des matériaux de qualité et une finition sérieuse. La seule petite fantaisie réside dans la planche bord couleur carrosserie comme sur la première génération. Une touche rétro de bon goût et qui inspire plus confiance qu’à bord d’une Fiat 500.

Mais au-delà de la présentation, c’est au niveau de l’accueil que la Coccinelle se distingue le plus de la New Beetle. Les assises offrent enfin un bon maintien et l’espace aux places arrière est enfin décent. L’accès n’est pas aisé mais deux adultes s’y sentiront bien et n’auront plus la tête collée à la vitre arrière. Le coffre quant à lui passe de 209 L à 310 L. Malgré ses dimensions de compacte, la New Beetle était une citadine. La Coccinelle 2012 gagne en polyvalence et s’envisage sans crainte sur les longs parcours.

Les équipements

En attendant les nombreuses séries spéciales promises par le constructeur, la gamme Coccinelle comprend trois finitions. La première baptisée sobrement Coccinelle offre tout juste l’ordinateur de bord et l’autoradio CD. Pour la climatisation et le régulateur de vitesse, il faudra recourir au pack B-Cool facturé 790 EUR. Ensuite le client aura le choix entre deux versions, la très chic finition Vintage (+ 2 400 EUR) ou la plus délurée version Sport (+ 3 240 EUR) reconnaissable à son aileron. Parmi les options, on notera la navigation à partir de 492 EUR et le système audio 400W signé Fender à partir de 711 EUR.

Sous le capot

Même si l’offre compte dans ses rangs le 1.6 TDI 105 ch et le 2.0 TDI 140 ch (courant 2012), c’est dans son parfum essence que nous avons goûté à la Coccinelle. Tout d’abord avec le modeste 1.2 TSI 105 ch. Apprécié sur de nombreux modèles du groupe (Skoda Yeti, Seat Ibiza), ce petit quatre cylindres turbo à injection directe se montre une fois de plus convaincant sous le capot de la Cox. Présent à bas régimes grâce à un couple de 175 Nm, mais aussi alerte dans les tours, il offre un agrément surprenant au regard de sa fiche technique. Si le réseau Volkswagen a assez de talent pour placer des clients potentiels à son volant, il pourrait en réconcilier plus d’un avec l’essence, d’autant que ses consommations se montrent raisonnables, moins de 6,0 L/100 km en cycle mixte.

Plus puissant (200 ch), mais aussi plus coupleux (280 Nm), le 2.0 TSI 200 ch introduit une notion de sportivité dans la gamme Coccinelle qui n’est pas pour nous déplaire. Si beaucoup de femmes aiment les voitures qui « poussent », le TSI 200 est bien là pour faire de l’oeil aux hommes. Sonorité caverneuse, accélérations soutenues et un à 100 km/h réalisé en 7 »5, il n’en fallait pas plus pour nous mettre en attente de la future Coccinelle R de 270 ch. Associé à l’excellente boîte DSG6, le TSI 200 n’a certes pas la saveur d’un flat-6 de Stuttgart, mais en finition Sport et avec les stickers Turbo sur les flancs il passerait presque pour l’entrée de gamme Porsche.

Sur la route

Inconfortable mais pas efficace pour autant, la New Beetle ne nous a pas laissé que de bons souvenirs en matière de comportement. Avec la même volonté que pour le reste, Volkswagen rectifie le tir en équipant sa Coccinelle des trains roulants de la Golf 6. Toujours ferme mais pour la première fois confortable, la Coccinelle fait preuve d’une belle agilité et se montre moins sensible au roulis qu’auparavant. Rassurante voire efficace à bonne allure, la Cox 2012 se révèle plus délicate quand on hausse le ton, son train avant manque de franchise et l’arrière accepterait volontiers une dérive sur chaussée glissante. Des petits défauts atténués sur la version 200 ch équipé du différentiel électronique XDS et du train arrière multibras. On soulignera enfin les efforts réalisés au niveau de l’insonorisation et du ressenti dans la direction.

Bilan

Malgré quelques imperfections, la nouvelle Coccinelle a tout bon. Un look légendaire, un accueil soigné, des mécaniques plaisantes et un comportement sain, ne manquait plus qu’un tarif moins élitiste. C’est désormais chose faite : à partir de 16 990 EUR pour l’entrée de gamme (TSI 105) et moins de 28 000 EUR pour le TSI 200 finition Sport. Ce n’est certes pas donné mais le succès des citadines chics démontre que le marché est prêt à débourser 20 000 EUR, voire 25 000 EUR dans une voiture d’image. En comparaison, une Mini John Cooper Works de 211 ch boîte manuelle à l’habitabilité plus restreinte se négocie plus de 31 000 EUR.

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