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Léa Picosson

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Essai Volkswagen Golf GTI : bourgeoise en survêt

33 ans que ça dure ! En effet, la saga Renault Clio RS en tête. Alors dans cette course à l’armement, la Golf peut-elle encore résister ou alors ne jouerait-elle pas sur d’autres tableaux ?



Commercialisée l’année dernière, la Golf sixième du nom affiche des évolutions timides par rapport à la « 5 » mais a le mérite de conserver l’esprit général tout en apportant un peu plus de caractère comme en témoigne son regard inspiré du Scirocco. En version GTI, comme d’habitude chez Volkswagen il ne faut pas s’attendre à un kit carrosserie exubérant ni à un aileron surdimensionné. La Golf joue la carte de la sobriété au travers d’un bouclier avant plus agressif mais qui ne verse pas dans la surenchère, de jantes 17 pouces au design épuré et d’un discret diffuseur arrière intégrant deux sorties d’échappement. L’ensemble est élégant et n’attirera l’oeil que des connaisseurs. C’est ça l’esprit Golf GTI, une sportivité discrète, efficace, et que l’on retrouve également dans l’habitacle. Volant à jante épaisse, pédalier alu, sièges enveloppants au maintien irréprochable, tels sont ses attributs sportifs. L’ambiance est toujours un petit peu austère mais la qualité de fabrication est excellente, seul un drap écossais sur les assises, comme sur la première génération, vient égayer cet intérieur.

Côté équipements, la Golf offre l’essentiel avec la climatisation automatique, l’ordinateur de bord, l’autoradio CD MP3 et les antibrouillards. Pour le GPS de notre version d’essai comptez 470 EUR, le toit ouvrant est quant à lui facturé 928 EUR et le cuir un peu plus de 2 000 EUR.

Une facilité légendaire

Comme nous l’avons déjà évoqué un peu plus haut, la puissance n’a augmenté que de 10 ch par rapport à la cinquième génération et l’on s’étonne qu’elle n’atteigne pas les 230 ch de la série spéciale Edition 30 de 2007. Encore plus étonnant, son moteur est un dérivé de celui qui équipait cette dernière et non une évolution de celui de la précédente GTI. Baptisée TSI en raison de son turbo et de son injection directe, son nouveau 2.0L fait preuve d’une grande élasticité, son couple maxi de 280 Nm étant disponible dès 1 700 trs/min. Les relances sont donc vives, tous comme les accélérations qui gagnent en intensité à partir de 5 000 trs/min. Bon point également pour une sonorité rauque plutôt engageante. Petite particularité, elle est diffusée dans l’habitacle via un système de générateur de son qui amplifie ses tonalités sans jamais les rendre gênantes. Véritable surdoué, ce bloc TSI enchante chaque voiture dans laquelle il est monté. Associé la plupart du temps à une boîte DSG à six rapports, c’est le cas sur notre modèle d’essai, il n’en est aucunement muselé, même si cette transmission au demeurant rapide et précise refuse les rétrogradages trop musclés. À noter qu’une commande manuelle classique est bien entendu disponible, la DSG figurant au catalogue des options contre 1 700 EUR.



Au chapitre du comportement, la Golf GTI profite d’une assiette rabaissée et de suspensions affermies qui lui confèrent une grande efficacité. À la fois confortable et précise, notre teutonne dévore la route sans douleur, son train avant bien guidé mord la corde avec brio et sa poupe accepte même d’enrouler sans jamais surprendre. Extrêmement facile à mener à vive allure, la Golf n’est jamais prise en défaut question motricité. Son équilibre et son homogénéité nous amènent d’ailleurs à penser qu’un surplus de puissance aurait peut-être détérioré ces belles prestations dynamiques. Enfin, un mot sur le freinage qui se montre puissant et endurant, mais qui avoue un léger manque de franchise à la pédale.

Que les amateurs du genre se rassurent, malgré une puissance modeste la Golf GTI n’a rien perdu de sa superbe. Son moteur brillant, ses trains roulants affûtés et sa grande qualité de fabrication en font une valeur sûre. Mais c’est peut-être son art du compromis et de la polyvalence qui la démarque du reste des compactes sportives, certes plus puissantes mais aussi moins confortables et plus contraignantes au quotidien. Reste que l’icône à un prix : à partir de 27 500 EUR (770 EUR de plus pour la 5 portes), trop cher diront certains, mérité diront d’autres, nous préfèreront sans risque.

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