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Léa Picosson

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Essai Volkswagen Golf VI : droit de succession

Difficile de renouveler un modèle aussi emblématique que la nouvelle Renault Mégane, la Golf évolue en douceur, peut-être pour montrer que quand on est une valeur sûre inutile de tout transformer. Alors la nouvelle Golf, toujours au top ?



Nous ne reviendrons pas sur sa silhouette qui risque d’installer une certaine confusion chez les non-initiés qui tenteront de différencier la « cinq » de la « six », mais attachons nous plutôt à faire le tour des nouveautés. La face avant par exemple, plus plongeante, gagne en agressivité, notamment avec ses nouveaux feux directement inspirés de ceux du coupé Golf VI se modernise, mais apparaît tout de même plus fade que la nouvelle Mégane.

À l’intérieur non plus, pas de grosse révolution. Même si la planche de bord est entièrement remodelée, on retrouve une ambiance typiquement Volkswagen. L’ergonomie, la finition et la qualité des matériaux sont de très haut niveau, on note même une progression dans ce domaine d’une génération à l’autre. De plus, le confort et le maintien procurés par les sièges figurent toujours parmi les meilleurs. Enfin, malgré le cachet indéniable apporté par la sellerie cuir (uniquement disponible en finition Carat Edition), l’ensemble se révèle plutôt austère surtout avec les habillages sombres.

Au chapitre des équipements, la Golf est disponible en quatre niveaux de finition, TrendLine, ConfortLine, Carat et Carat Edition. Dès la finition de base, on trouve la climatisation, le régulateur de vitesse et l’ordinateur de bord. Pour 1 600 € de plus, la finition TrendLine rajoute la climatisation régulée bi-zone, les essuie-glaces automatiques et l’autoradio CD. Rajoutez 2 100 € pour disposer en finition Carat des sièges sport tendus d’alcantara, des jantes 16 pouces, des antibrouillards et des radars de recul. Coiffant la gamme, la version Carat Edition, uniquement en cinq portes, est la seule à proposer une sellerie cuir et le réglage électrique des sièges, le tout pour 1 750 € supplémentaires.

Du beau monde sous le capot

D’entrée de jeu, la Golf VI propose cinq motorisations dont trois essence et deux diesels. L’offre débute avec le modeste 1,4 16 soupapes de 80 ch qui a le mérite de permettre à la compacte allemande de se négocier à un prix d’appel compétitif de 15 990 €. Ensuite viennent les deux TSI de 122 et 160 ch. Le premier démontre une belle volonté et affiche surtout une consommation très raisonnable d’à peine 6,0 L/100 km en cycle mixte. Le second est bien entendu plus performant mais il pêche par un manque de souplesse. À noter qu’aucun de ces moteurs n’est soumis au malus.

Côté diesel, on a le choix entre deux puissances sur le moteur 2,0 TDI, 110 et 140 ch. Un peu molle à bas régimes, la version 110 ch tire son épingle du jeu sur le plan économique car en plus d’un bonus de 700 € et d’une consommation en cycle mixte inférieure à 5,0 L/100 km, elle est proposée à partir de 20 370 €, soit 3 000 € de moins que la version de base en TDI 140 ch. Le 140 ch fait bien sûr la différence en terme de performances grâce à des accélérations plus toniques et à d’excellentes reprises à tous les régimes. Éligible à un bonus de 200 €, cette motorisation offre des prestations dynamiques de haut niveau tout en préservant le porte-monnaie avec des consommations n’allant pas au-delà de 6,4 L/100 km. Saluons au passage la précision et l’excellent étagement de la boîte manuelle à six rapports.

Sérieuse. Peut-être trop ?

Sur la route, cette nouvelle Golf s’inscrit parfaitement dans la lignée de ses aînées. La tenue de route est saine, le compromis confort/efficacité délivré par ses suspensions est excellent et les kilomètres s’enchaînent avec une grande aisance. Le freinage est au-dessus de tout soupçon et la direction conjugue à merveille fermeté et précision. Tout est bon ou presque sur cette Golf, mais on ne peut s’empêcher de regretter un petit manque de folie. Sous peine d’en voir certains fustiger ces « journaleux » jamais contents, la conduite se révèle limite ennuyeuse. Mais en ces temps de répression aveugle et d’autophobie, n’est-ce pas simplement une sécurité et une tenue de route sans faille que l’on attend d’une voiture ?

En résumé, la Audi A3 et plus valorisante qu’une Mégane, ses tarifs compris entre 15 990 € et 30 500 € la placent en première ligne pour ceux qui voudraient s’enticher d’une Allemande. À acheter les yeux fermés !

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