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Léa Picosson

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Essai Volkswagen Sharan – Transport de troupes

Quinze ans après sa première apparition, Volkswagen se décide enfin à donner un véritable coup de jeune à son grand monospace. Revu de fond en comble, le cousin du Seat Alhambra joue comme toujours dans la cour vieillissante des Renault Espace, Citroën C8 et Ford Galaxy. Plus long, plus moderne, plus fonctionnel, le nouveau Volkswagen Sharan soigne également son bilan énergétique afin d’exister face aux monospaces compacts. C’est parti pour une petite balade en famille !

Dans l’oeil du photographe

Avec 4,85 m de long, le Sharan a grandi de 22 cm et se montre plus long de 46 cm par rapport à son petit frère le Touran. Ajoutons à cela une largeur supérieure à 1,90 m et le Sharan se retrouve propulsé parmi les géants de la route. Finies les rondeurs fades de la précédente mouture, le nouveau Sharan se veut plus dynamique avec des lignes tendues, des passages de roues marqués et un regard expressif. Un regard bien connu puisqu’il est désormais commun au reste de la gamme Volkswagen. L’originalité n’est pas donc pas au programme mais l’ensemble devient plus valorisant, plus statutaire même.

Vie à bord

Voiture familiale par excellence, le Volkswagen Sharan soigne l’accueil de ses occupants. Première grande nouveauté du cru, la présence en série de portes latérales coulissantes particulièrement pratiques. Elles peuvent même être électrifiées ainsi que le hayon sur la version haut de gamme. Effet garanti au moment de lancer la grande opération portes ouvertes d’une simple pression sur la clé ! Disponible en version 5 et 7 places (+ 1 430 EUR), le nouveau Sharan offre un espace de vie confortable et le maniement de ses sièges est un jeu d’enfant. Deuxième rangée coulissante et rabattable, troisième rangée escamotable, question modularité, le Sharan fait un carton plein et les multiples configurations possibles permettent de dégager un volume de chargement compris entre 711 et 2 297 L en version 7 places. À noter que pour une fois, les 6ème et 7ème places ne sont pas seulement réservées à des enfants en bas âge.

Sinon, Volkswagen oblige, l’ambiance à bord est très austère, le toit ouvrant panoramique se révèle alors bien utile pour faire entrer la lumière. Fortement inspirée du reste de la gamme, l’ ergonomie est toujours irréprochable, la finition est soignée mais certains plastiques sont un peu décevants, Volkswagen nous ayant habitué à mieux ces derniers temps.

Les équipements

La gamme Sharan s’articule autour de trois niveaux de finition, Trendline, Confortline (+ 1950 EUR) et Carat (+ 4 100 EUR). La version de base offre de série l’ABS, l’ESP, 7 airbags, le frein de parking électrique, la climatisation automatique, le régulateur de vitesse, l’ordinateur de bord et l’autoradio CD. La deuxième version rajoute notamment l’aide au stationnement avant et arrière (très pratique vu le gabarit de l’auto) et les détecteurs de pluie et de luminosité. Enfin, les fameuses portes coulissantes électriques, le GPS, le toit ouvrant, la sellerie alcantara et les sièges chauffants font partie de la dotation de la finition Carat.

Sous le capot

Avec deux diesel 2.0 TDI de 140 et 170 ch et un essence 1.4 TSI de 150 ch, l’offre moteur Sharan est simple. Notre choix s’est porté pour cet essai sur le coeur de gamme TDI 140 disponible en option (1 750 EUR) avec la boîte DSG à 6 rapports. Développant 140 ch et 320 Nm de couple, ce bloc diesel common rail avec Stop & Start fait bonne figure sous le capot du grand monospace de Wolfsburg. Les accélérations et les reprises ne sont pas exceptionnelles, pour sa défense le Sharan accuse 1,7 tonne sur la balance, mais suffisent à aborder toutes les situations avec sérénité. Le Sharan ayant vocation à être mené à une allure de bon père de famille, l’agrément mécanique s’avère donc correct. Côté consommation c’est la bonne surprise pour ce type de véhicule avec une moyenne à peine supérieure à 7,0 L/100 km sur les trois jours de notre essai.

Sur la route

Assemblé sur une nouvelle plate-forme plus légère mais aussi plus rigide, le nouveau Sharan joue sans surprise la carte du confort. Bien suspendu, il filtre parfaitement les défauts de la route, mais avec un empattement de 2,92 m et une hauteur de 1,72 m ce n’est pas un modèle d’agilité et sa prise de roulis est sensible. Rien à voir pourtant avec les grands monospaces d’ancienne génération dont la tenue de route tenait davantage de l’utilitaire. On apprécie d’ailleurs la position de conduite « berlinisée » du Sharan qui permet de mieux sentir la route et de gagner en confiance. Malgré un train avant un peu chargé, le Sharan se sort avec brio des portions plus sinueuses, bien aidé par une direction ni trop ferme ni trop assistée. Dynamiquement en retrait face à un Touran, la taille et le poids jouent c’est certain, le Sharan permet pourtant de retrouver du plaisir au volant d’un monospace ce qui n’est déjà pas si mal.

Bilan

Face aux monospaces compacts, moins chers de 10 000 EUR en moyenne mais aussi moins spacieux et parfois moins fonctionnels, le Sharan prouve que le grand monospace traditionnel reste encore une offre cohérente. Les efforts consentis sur les consommations et sur le comportement relancent le Sharan dans la bataille du véhicule familial. Son prix : à partir de 30 990 EUR et jusqu’à 43 690 EUR.

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