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Léa Picosson

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Essai Volkswagen Touareg : Impressionnant de maîtrise

Une marque généraliste sur le segment des SUV de luxe, tout le monde s’en étonnait à la sortie du Volkswagen Touareg en 2002. Mais après 500 000 unités vendues dans le monde (un peu plus de 17 000 en France), cela n’a plus vraiment l’air d’une blague et le constructeur allemand en remet même une couche avec la deuxième génération. Look plus raffiné, qualité de fabrication en hausse, cure d’amincissement, moteur puissants et version hybride, le nouveau Touareg met le paquet pour son grand retour. Prise en main du côté de Pise.

Dans l’oeil du photographe

Plus long de 41 mm (4,79 m), plus large de 12 mm (1,94 m), le nouveau Touareg fait partie des gros bras du marché. Normal, il chasse sur les terres de monstres roulants type Audi Q7 et BMW X5. Cousin germain du Porsche Cayenne, lui aussi renouvelé récemment, le Touareg s’est affiné d’une génération à l’autre. L’ensemble s’inscrit dans le nouveau style maison, les arrêtes se font plus vives et le regard plus agressif. Bon point aussi pour la face avant qui semble moins haut perchée qu’auparavant et pour les nouvelles sorties d’échappement rectangulaires qui font plus sérieuses que les petits tuyaux de la précédente version.

Vie à bord

Si l’esprit général demeure, l’habitacle du Touareg fait un bon en avant en matière de finition. Les plastiques durs de la première génération font place à des éléments moussés et les inserts alu et noirs laqués apportent du caché à l’ambiance. L’emplacement des commandes est idéal, l’instrumentation soignée et le nouveau GPS à écran tactile est un régal de facilité. Côté confort, les sièges offrent toujours un moelleux et un maintien incomparables même s’il n’est pas toujours facile de les atteindre pour les petits gabarits. Avec un empattement majoré de 38 mm, le Touareg offre encore plus d’espace, surtout à l’arrière avec 40 mm de plus d’espace aux genoux. Véritable familiale de luxe, le Touareg n’en oublie pas les côtés pratiques avec une banquette coulissante sur 160 mm et un volume de coffre compris entre 580 et 1 642 L.

Les équipements

Au lancement, Volkswagen a fait le choix de ne proposer que deux finitions haut de gamme en France, Carat et Carat Edition. Dès la première, on dispose en série de la climatisation automatique, de l’ordinateur de bord, de l’autoradio CD MP3, du régulateur de vitesse, de l’aide au stationnement avant et arrière, de la sellerie cuir et des sièges électriques et chauffants. La seconde rajoute pour 7 350 EUR de plus une navigation haut de gamme à écran tactile, l’accès et le démarrage sans clé, le cuir Nappa, le hayon électrique, l’interface multimédia, les projecteurs bi-xénon avec feux de jour à Led, le toit ouvrant panoramique et la préparation téléphone Premium.

Sous le capot

Plutôt que de multiplier les offres comme c’était le cas sur le Touareg I, Volkswagen s’est recentré sur l’essentiel à commencer par le diesel avec un V6 3.0 L de 240 ch et un V8 4.2 L de 340 ch (le V10 disparaît). Côté essence, seul le V6 3,6 L FSI 280 ch demeure. Modèle coeur de gamme, la version V6 diesel apparaît comme le choix le plus judicieux déjà sur le plan énergétique avec une consommation mixte annoncée à 7,4 L/100 km et 195 g/km. Elle apparaît également judicieuse en terme d’agrément avec 240 ch et 550 Nm de couple. Pas le moins du monde muselée par les 2,1 tonnes du Touareg, la mécanique offre des relances musclées et ses montées en régime s’accompagnent d’une sonorité plaisante pour un diesel. Associée à la nouvelle boîte automatique à 8 rapports (7ème et 8ème favorisant les économies), elle sait se faire onctueuse en mode normal mais aussi plus nerveuse et réactive en mode sport grâce à une réponse plus franche à la pédale et un retardement des passages de rapports.

Concernant le V8, ses 100 ch supplémentaires font certes la différence au feu rouge et même à l’oreille où là nous n’avons plus l’impression d’avoir affaire à un bloc mazouté, mais son surcoût (17 250 EUR) et ses consommations (9,1 L/100 km) le réservent aux petits gourmands.

Nous terminerons par un mot sur la version hybride (photo ci-dessus) que nous n’avons encore pu essayer. Comme le Cayenne, le Touareg s’achète une conduite en mêlant un V6 essence de 333 ch à un moteur électrique de 46 ch. En plus d’un mode tout électrique, le bilan énergétique est plutôt flatteur (8,2 L/100 km – 193 g/km) au regard de la puissance totale (380 ch) et du gabarit de l’engin. Comptez tout de même 84 550 EUR pour vous offrir le premier modèle hybride du constructeur de Wolfsburg.

Sur la route

Construit sur la même plate-forme que le précédent, mais allégée grâce à l’emploi massif d’aluminium, le Touareg a perdu en moyenne 200 kg sur la balance. La différence n’est pas évidente dès les premiers tours de roue mais à la première série de virages abordée à un rythme élevé on sent immédiatement le gain en agilité et les pneumatiques ne crient plus au désespoir. Toujours compte tenu de son poids et de sa taille, le SUV allemand est bluffant de facilité. Ses suspensions digèrent le moindre défaut de la chaussée et sa nouvelle transmission intégrale 4Motion à différentiel Torsen offre une motricité irréprochable.
Bien sûr le Touareg prend du roulis et a tendance à élargir en courbe, mais il défie les lois de la physique avec une telle aisance qu’on reste pantois devant les vitesses atteintes sur les petites routes. Il est même possible d’opter pour des réglages encore plus incisifs via le mode sport des suspensions pneumatiques dynamiques qui corrige également le flottement de la direction observé en mode normal. Enfin, le tableau ne serait pas complet sans un freinage inépuisable.

Bilan

Non, le Touareg n’est pas aussi économe qu’une citadine et oui, le Touareg est réservé à une certaine élite vu son prix : à partir de 55 600 EUR en diesel et 56 400 EUR en essence, mais le SUV Volkswagen fait des efforts (allègement, version hybride) et le plaisir pris à son volant suffit à presque tout lui pardonner. Confortable, bien fini, puissant, le Touareg est en plus de tout cela un sacré dévoreur de kilomètres. Alors avant de faire profiter tout le monde de son avis tranché sur le « méchant 4×4 pollueur », un essai s’impose.
Photos Webcarnews et Auto-Mag.info

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