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Essai Volvo XC90 D5 225 – Approuvé par Zlatan

Note finale :
16,5 / 20

Un gros 4×4 de deux tonnes hors de prix, ça intéresse encore qui ? D’abord, on ne dit pas 4×4, on préfère SUV, surtout que le nouveau Volvo XC90 ne vise pas le titre de tout-terrain de l’année mais peut-être celui de familiale ultime. Ensuite, 9 véhicules sur 10 vendus sur le segment sont étiquetés premium, un segment qui devrait être en croissance de 50 % cette année. Du coup il y a un marché, et avec ses 7 places, son accueil luxueux et son style engagé, cette deuxième génération espère bien en devenir la référence.

 

Fiche Technique

Carrosserie SUV
Nombre de portes/places 5 portes / 7 places
Dimensions L/l/h en mm 4950 / 2008 / 1775
Empattement en mm 2984
Volume du coffre en L 692
Poids à vide en kg 2038
Type 4 cylindres biturbo
Cylindrée en cm³ 1969
Puissance en ch 225
Couple en Nm 470
Transmission intégrale
Boîte automatique 8 rapports
Vitesse maxi en km/h 220
0 à 100 km/h 7''8
Conso cycle mixte en L/100 km 5,7
Rejets CO2 en g/km 149
Prix (à partir de) 61 650 € (finition Momentum)
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 13
Bonus / Malus malus 900 €

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Avant de crier au scandale face à sa fiche technique, avant de remettre en question son utilité et jeter l’opprobre sur ses propriétaires, avez-vous seulement eu l’occasion au moins une fois de prendre le volant d’un gros SUV ?
Avec ce nouveau XC90, porte-étendard de la gamme Volvo et succédant à un modèle fort de plus de 630 000 ventes entre 2002 et 2014, il s’agit d’une expérience rare. Et ce n’est pas nous qui le disons, c’est Zlatan Ibrahimovic en personne ! L’attaquant du PSG est en effet l’ambassadeur de la marque et c’est même lui qui a présenté la voiture lors du dernier Mondial de Paris.

 

Un sans-faute sur la présentation

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Grâce à un design judicieux, le XC90 paraît moins imposant qu’il ne l’est en réalité

 

Rencontrer le nouveau XC90 est un moment spécial, tout d’abord parce qu’il a été gâté par la nature. Un long capot, un regard hypnotique en forme de « T », des épaules marquées et toujours ces fameux feux arrière qui encadrent la lunette, vraiment le coup de crayon est réussi.
À l’image  du dernier Range Rover Sport, plus agressif mais moins élégant, le (gros) bébé de Göteborg remporte un franc succès auprès des badauds.  Le nouvel Audi Q7, star de la catégorie, passerait presque inaperçu face aux lignes engagées du Suédois.

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La finition du nouveau XC90 est de haute volée, un vrai salon roulant

 

S’asseoir ensuite au volant du XC90 est une expérience peu commune parce l’accueil est tout simplement parfait. Un habitacle bien conçu et baigné de lumière, des assises toujours aussi bien pensées, de beaux matériaux, des assemblages soignés, Volvo a mis le paquet et cela se voit.

L’alliance entre la modernité, matérialisée par l’instrumentation 100 % digitale et la tablette tactile 9 pouces au centre de la planche de bord, et de la tradition avec le cuir nappa et les applications de noyer scandinave est vraiment superbe. A propos de la tablette du système Sensus, s’il fallait lui trouver un petit défaut, ce serait ses menus parfois compliqués. Une petite fausse note que l’arrivée prochaine des systèmes Apple CarPlay et Android Auto devrait régler.

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Il sera bientôt possible de retrouver les menus de votre téléphone Apple ou Android directement sur l’écran central

 

Gros point fort depuis toujours du XC90, en partie dû à son gabarit qui rappelons-le frôle 5,0 m en longueur et 1,80 m en hauteur, ce sont ses aptitudes familiales. L’espace à bord est plus que confortable et ce quel que soit l’emplacement choisi.
La banquette arrière coulisse, chacune de ses trois assises est indépendante et rabattable pour dégager un plancher plat. Deux adultes peuvent même prendre place en rangée 3 (option 1 500€), mais ils devront mesurer moins d’1,70m pour y être vraiment à l’aise. Le coffre aussi est très généreux avec 692 L en configuration 5 places (314 L en 7 places) et plus de 1800 L une fois tous les sièges pliés.

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Rares sont les véhicules à offrir 3 vraies places à l’arrière comme ce XC90

 

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Il est possible d’accéder au coffre par détection du mouvement du pied au niveau du pare-chocs

 

Champion du confort

Le XC90, c’est aussi un grand moment sur la route, en raison notamment du sentiment de sécurité qu’il délivre. Certes son gabarit rassure, mais les efforts déployés par Volvo en matière de sécurité impressionnent : airbags en tous genres, freinage automatique d’urgence,  alerte de franchissement de ligne, détection des collisions, surveillance des angles morts,  la plupart de ces équipements sont livrés en série. N’oublions pas que la marque, qui a fait de la sécurité son combat depuis toujours, poursuit un objectif ambitieux : « zéro mort ni blessé grave dans une nouvelle Volvo à l’horizon 2020 ».

À l’usage le Suédois, qui a perdu plus de 100 kg grâce entre autres à une nouvelle plateforme modulaire connue sous le nom de SPA, brille par le niveau de confort qu’il est capable d’offrir. La suspension pilotée pneumatique de notre modèle d’essai (option 2580€) filtre tout ce qui se présente, même avec des jantes 21 pouces et même en mode dynamique.
Signalons qu’une molette permet bien entendu de jouer entre les différents modes de conduite en agissant sur la hauteur de caisse, la fermeté des amortisseurs et de la direction, la réponse à l’accélérateur et la rapidité des changements de boîte.

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Sans être sportif, le XC90 II gagne indéniablement en dynamisme par rapport à la première version

 

Par rapport à la précédente génération, cette deuxième mouture marque des progrès significatifs en matière de comportement. Le XC90 ne peut bien sûr pas lutter contre les lois de la physique, et ainsi se faire aussi agile qu’un chat, mais ses mouvements de caisse sont mieux maitrisés, le roulis est mieux contenu, le tout pour un dynamisme bien supérieur. Parmi les nombreux bons points positifs, on citera également une insonorisation bluffante et une direction plus précise et au ressenti allégé.

 

Uniquement en 4 cylindres, un choix risqué

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Ses mécaniques 4 cylindres plus économes et moins polluantes séduiront aussi les entreprises qui devraient représenter la moitié des ventes

 

Le fait que le train avant semble moins chargé n’est pas qu’une impression, en effet il n’a à supporter que des motorisations 4 cylindres 2.0 L, en essence comme en diesel. Sur le papier, cela ne présente que des avantages, le plus important étant des consommations jusqu’à 30 % inférieures.

Seulement dans les faits, nous sommes moins enthousiastes malgré la puissance et le couple respectables de notre version D5 : 225 ch et 470 Nm. Les accélérations et les reprises ne manquent pas d’allant, la boîte automatique 8 rapports réagit bien, les performances sont équivalentes à la concurrence en général mieux lotie, mais la profondeur d’un 5 ou d’un 6 cylindres n’est pas là.
Or pour un véhicule de ce calibre, on est en droit d’attendre autre chose qu’un bloc qui « mouline » quand on le sollicite vigoureusement. Volvo rétorque que ce n’est pas un problème pour la clientèle, et cette dernière a toujours raison. Les ventes le confirmeront, la marque est d’ailleurs confiante puisqu’elle a déjà enregistré plus de 36 000 commandes dans le monde à fin mai pour un véhicule que le public n’a pas encore essayé.

(images voitures.com)

 

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