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Léa Picosson

F1 GP de Grande-Bretagne : Rosberg et les pneus qui explosent

Le Grand Prix de Silverstone ce week-end a réservé de nombreuses surprises. Un syndrome du pneu arrière gauche qui explose a vite fait basculer la course dans un flou artistique qui a donné un certain relief à la course. Rebondissements, dépassements, coups tactiques, la F1 est sortie grandie et a offert un grand spectacle. En revanche, Pirelli est désormais la cible de nombreuses critiques après que 4 pilotes aient été frappés par une explosion de pneumatiques. 

Ces explosions de pneumatiques ont presque relégué la victoire de Rosberg (Mercedes) au second plan. Le succès de l'Allemand est pourtant sans doute le plus beau de sa carrière. Nico Rosberg s'est en effet offert sa 3e victoire depuis ses débuts en F1, démontrant aux observateurs qu'il a lui aussi les épaules pour figurer au mieux dans ce championnat 2013. Il s'est surtout imposé là où tout un peuple attendait Lewis Hamilton, son coéquipier chez Mercedes. Dans le temple de Silverstone, l'Anglais a joué de malchance pendant toute la course. Parti en pole position, Hamilton pensait avoir fait le plus dur en se positionnant largement en tête de la course, reléguant ses principaux adversaires à près de 3 secondes, mais au 8e tour, l'impensable est arrivé (croyait-on alors). Dans une ligne droite, son pneu arrière gauche volait en éclat, déstabilisant quelque peu sa monoplace, mais aussi et surtout le poussant à rentrer aux stands pour rechausser des pneumatiques neufs. C'est donc en fond de peloton que l'Anglais repartait, la bave aux lèvres et le cerveau en ébullition pour tenter de remonter tout ce petit monde afin d'accrocher une belle place devant son public. Mais l'Anglais n'allait pas être le seul à subir la malédiction "Pirelli" du week-end. Seulement deux tours après Hamilton, c'est Felipe Massa (Ferrari), auteur d'un superbe début de course, qui voyait lui aussi son pneu arrière gauche voler en éclats. Le Brésilien, alors engagé dans un virage, était contraint à sortir de piste, mais aussi de baisser pavillon pour la victoire finale. Au 15e tour, c'est au tour de Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) de voir son pneu arrière gauche exploser, ruinant alors ses espoirs de points. Cette explosion de pneumatique a eu aussi pour conséquence de casser un morceau de fond plat de sa monoplace, ce qui le contraindra plus tard à l'abandon. Pour en terminer avec ces incidents de pneumatiques, ajoutons à la liste des sinistrés Sergio Perez (McLaren) au 46e tour, alors que tout le peloton pensait en avoir fini avec ces problèmes. Un incident qui aurait pu causer l'abandon de Fernando Alonso (Ferrari), qui était en train de doubler le Mexicain dans une ligne droite. Heureusement pour lui, l'Espagnol a choisi le bon côté pour doubler et il a évité le pire. Toujours est-il que ces soucis de pneumatiques pourraient jouer des tours à Pirelli, largement critiqué après la course. Jean Todt, patron de la FIA, a déjà annoncé qu'il avait pris rendez-vous avec le manufacturier exclusif de la F1 pour mettre sur la table les soucis de sécurité. 


Webber et Alonso terminent en trombe

Pour en revenir au sportif, ce GP de Grande-Bretagne a sans aucun doute été l'un des plus passionnants de la saison, voire des dernières années. Dépassements en pagaille, rebondissements, intervention de la safety car, coups de bluff et tactiques tout au long de la course, les spectateurs anglais ont été gâtés à Silverstone. Les pilotes ont eu un grand rôle à jouer dans ce grand spectacle. Si Rosberg a su réciter une partition parfaite pour l'emporter, d'autres pilotes sont à mettre sur le devant de la scène. C'est le cas par exemple du futur retraité Mark Webber (Red Bull). L'Australien, qui a annoncé ce week-end qu'il ne poursuivrait pas l'an prochain avec l'écurie championne du monde, a mis un point d'honneur à bien figurer pour le Grand Prix de Grande-Bretagne, situé tout près du QG de Red Bull Racing. Webber a su chausser des pneus neufs juste avant la dernière sortie de la safety car, intervenue après le problème de boîte de vitesses de Sebastian Vettel (Red Bull) dont la monoplace a finalement rendu l'âme dans la ligne droite d'arrivée. Animé d'un sentiment de revanche, Webber a donc mené la chasse après que la safety car se soit effacé et a doublé plusieurs monoplaces pour prendre la seconde place et échouer à quelques secondes de Rosberg. Quelques tours de plus, et c'était la victoire qui lui ouvrait les bras. Lewis Hamilton (Mercedes), n'a pas été en reste. Première victime du pneumatique explosif, il a su remonter petit à petit sur la tête de course. Il termine finalement 4e derrière un Fernando Alonso (Ferrari) auteur d'une fin de course en boulet de canon après un départ plus que poussif. Kimi Raikkonen, 3e avant l'intervention de la safety car regrettera de ne pas être rentré aux stands pour changer ses pneumatiques. Il en voudra peut être aux ingénieurs de son écurie qui ont choisi cette stratégie, contre la volonté du pilote comme on a pu l'entendre dans sa radio. 


Silverstone ne réussit pas aux Français

Derrière le quinté gagnant, on retrouve Felipe Massa (Ferrari) qui pourra avoir quelques regrets après un début de course parfait. Adrian Sutil, sur sa Force India, prend la 7e place devant Daniel Ricciardo (Toro Rosso) qui n'a pas été verni avec les circonstances de course. Paul di Resta (Force India) a effectué une belle remontée pour prendre la 9e place. Nico Hulkenberg (Sauber) prend la 10e place et cloture le palmarès des points. Romain Grosjean (Lotus) a abandonné après une mauvaise course, Charles Pic (Caterham) termine 15e juste devant Jules Bianchi (Marussia). Les deux pilotes tricolores terminent une nouvelle fois devant leur coéquipier et manoeuvrent du mieux qu'ils peuvent avec les plus mauvaises monoplaces du plateau.  


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