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Léa Picosson

Interview de Thomas Gelot, fondateur de Stradale

C’est dans une ambiance décontractée et très luxueuse, qui colle bien à la peau de Stradale, que la rédaction de Webcarnews s’est entretenue avec Thomas Gelot, le fondateur de cette société innovatrice. À l’heure où le problème de l’prix du baril font cauchemarder la plupart d’entre nous, Thomas Gelot offre un petit peu de rêve dans ce monde de brutes.

Parcours personnel.

Souriant et élégant, Thomas Gelot sourit de son parcours atypique. Diplômé d’une école de commerce, le domaine de la voiture restait pour lui une passion. Il a d’abord travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie pendant 9 ans. Fort de son expérience dans le domaine du monde de l’entreprise et de sa passion pour les voitures de sport, il a eu l’idée de créer Stradale. « J’ai donc créé cette société à partir de mes connaissances professionnelles et de ma passion en tant qu’amateur et propriétaire de voitures de sport à titre privé », nous explique ce jeune chef d’entreprise.

Création.

L’idée de Stradale est venue naturellement de sa passion pour ces voitures qui font rêver. « J’avais en tant que propriétaire de ce type de voitures, l’expérience des avantages et des inconvénients que cela peut procurer quand on habite Paris », souligne ce passionné. C’est donc à partir de son expérience personnelle de propriétaire que Thomas Gelot a eu envie de proposer un concept innovant qui s’adresse aux particuliers et aux entreprises : « Un concept qui consiste à rendre accessible, dans tous les sens du terme la conduite de voitures d’exception dans un environnement habituel »

Stra…quoi ? STRADALE.

Traduction par Thomas Gelot : « Stradale, c’est un mot italien qui veut dire routière au sens littéral. Dans le monde de l’automobile sportive, c’est un nom qui a été accolé à différents modèles très sportifs d’Ferrari. Ce nom désigne des modèles de course déclinés pour la route. On a choisi ce nom car, il communiquait l’automobile, la voiture de sport, l’Italie et la route qui est notre spécificité. »

Une première en France.

Stradale fait rêver, Stradale innove en proposant ce type de service sur routes. En effet, comme le souligne le fondateur de cette société, « il y a beaucoup de choses qui se font sur circuits. Nous souhaitions proposer un concept plus prestigieux et aussi plus souple. En effet, les sociétés peuvent organiser une journée d’essai, n’importe quand, n’importe où, ce qui n’est pas le cas sur un circuit. »

Dur dur d’être propriétaire.

Comme nous l’explique Thomas Gelot, être propriétaire d’une voiture de sport présente de nombreux inconvénients, surtout dans la capitale française. « Il y a énormément de coûts fixes, surtout à Paris. Et quand on rapporte ces coûts au nombre de jours d’utilisation dans l’année, ça fait cher la journée. Après il y a toutes les contraintes de temps : il faut du temps pour s’en occuper, pour l’acheter, pour l’entretenir, pour l’assurer, pour la garer correctement et pour la revendre. » Ces contraintes sont lourdes, surtout pour des personnes qui ont un agenda chargé, des personnes qui représentent le plus gros de la clientèle de voitures de sport.

Les services proposés par Stradale.

C’est avec passion et enthousiasme que Thomas Gelot nous explique l’activité de Stradale : « Le premier service qui a été proposé en 2006 a été de l’événementiel pour les sociétés, autour du concept de grand tourisme et de l’essai des voitures de sport sur routes. Les sociétés faisant appel à Stradale, peuvent inviter des clients, des collaborateurs ou des partenaires à une journée d’exception durant laquelle les gens pourront passer d’une voiture à une autre, d’une Ferrari à une Lamborghini. C’est la première activité avec laquelle Stradale a démarré. »

Stradale a ensuite développé en 2007 ses prestations événementielles pour des particuliers avec des baptêmes ou des essais dans des coffrets cadeaux. Et fin 2007 « nous avons lancé une autre activité, le Stradale Drivers Club qui reprend le concept de ‘time share’ existant dans d’autres domaines : l’immobilier, les jets privés ou encore les yatchs. »

Le prix.

Pour faire partie de ce club très VIP, il faut payer la somme de 2000 euros. « C’est un droit d’entrée pour être membres à vie du club », nous explique Thomas Gelot. Une fois membre, il faut continuer à payer. En fonction de l’utilisation que l’adhérent pense faire, trois, quatre, cinq week end dans l’année, les prix à payer vont de 4800 euros à 24000 euros.

Le parc.

L’ancien propriétaire de voiture de sport nous présente son parc avec fierté : « Aujourd’hui nous avons une Maserati Quattroporte et une Ferrari 456. L’intérêt de ce parc est qu’il est à la fois très prestigieux, puisque nous avons les trois grandes marques italiennes de voitures de sport, et aussi très complémentaire. On a du coupé très sportif, de la limousine de sport et du vintage. »

Plus de voitures ?

Quatre voitures, cela vous semble peu ? C’est déjà pas mal pour débuter. Et puis Thomas Gelot a de l’ambition et compte bien agrandir son parc. La version Speeder de la F430 devrait faire son arrivée prochainement au sein de Stradale, et deux Ferrari très difficiles à obtenir, sont en commande.

L’achat.

Avec un parc prestigieux comme celui-ci, notre curiosité nous conduit à nous questionner sur le financement de ces voitures de rêve : « Nous n’avons pas d’avantages financiers, le seul bonus que nous ayons est en termes de délais. Nous sommes généralement bien placés pour obtenir une voiture. Sur le financement, cela peut être de l’emprunt ou du crédit-bail. Ce n’est pas important, ce qui l’est, c’est que sont des voitures appartenant à la société et assurées pour l’activité de Stradale. »

Stradale Drivers Club.

Si demain, il vous vient l’idée de faire partie du club de Stradale, voici les avantages, expliqués par Thomas Gelot dont vous bénéficierez : « L’avantage est d’avoir à disposition plusieurs voitures pour moins cher et avec moins de contraintes qu’en tant que propriétaire. » Pour devenir un ‘drivers’, plusieurs renseignements sont demandés sur le passé de conducteur et d’assuré. Ensuite, un entretien est organisé. « On veut que les gens soient raisonnables et qu’il y ait un courant qui passe. On veut que l’ensemble des membres lorsqu’ils se retrouvent ait plaisir à être ensemble » Les membres doivent avoir plus de 28 ans, et les jeunes permis ne sont pas acceptés. Une fois, membre, une journée de mise en main des voitures est organisée, pour que le client se sente en confiance et puisse profiter du plaisir de la conduite au plus vite.

Assez de voitures pour tous les membres ?

Le parc suffit pour l’instant aux membres du club, comme nous l’expose ce passionné : « Aujourd’hui on a une demi-douzaine de membres, donc on est loin d’être à saturation. Avec quatre voitures, on ne pense pas dépasser la quinzaine de membres, de façon à garder un ratio qui permet aux gens d’avoir la disponibilité des véhicules »

Les clients.

Le monde de l’automobile machiste ? Un peu, oui. Les membres du club sont des hommes trentenaires, que des hommes, chefs d’entreprises ou cadres, passionnés de voitures. Stradale a pour l’instant très peu communiqué sur ses prestations, mais compte prochainement mettre en place un plan de communication qui permettra de toucher des personnes « moins pointues dans le domaine de la voiture sportive, mais tout aussi désireuses de profiter des mêmes services. »

Un week end avec Stradale ?

« On prend deux voitures et on vous organise un parcours sur deux ou trois jours en Normandie, en Bourgogne ou en Champagne. Stradale organise des étapes sympathiques pour manger et dormir. » développe Thomas Gelot.

Le mot de la fin

« Ce qu’on peut nous souhaiter de mieux, c’est d’avoir beaucoup de voitures, ça voudra dire qu’on a beaucoup de succès »


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