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Laurence De Percin

La vérité sur le permis à points

Le permis à points fête ses 23 ans en ce mois de juillet 2015. Depuis son entrée en vigueur, la vie des conducteurs est loin d’être un long fleuve tranquille. Bon an mal an, les Français s’y sont progressivement habitués. Pour autant est-il vraiment efficace ? Eléments de réponse

Pour ceux qui se souviennent de l’entrée en vigueur du permis à points, le 1er juillet 1992, vous rappelez-vous qu’il n’avait que 6 points ? Et que sous la pression des routiers, le capital est  tout de suite passé à 12 points ?

Après quoi il faut reconnaître que durant ses 12 premières années d’application, le nombre de tués sur les routes a, de fait, été inversement proportionnel au nombre de points retirés des permis de conduire.

Moitié moins de morts sur les routes

A safety highway fence to road. Made of metal

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 1992, il y avait près de 10 000 morts par an sur les routes. En 2004, il n’y en avait plus que 5 000, et quasiment autant de points en moins sur les permis de conduire français (13,5 millions de points retirés en 2013). Même pour les sceptiques ou les réfractaires au permis à points, la confrontation de ces deux chiffres ne laisse pas indifférent…

La Sécurité routière l’affirme d’ailleurs haut et fort : pour elle il n’est pas question de revenir en arrière. Dans son bilan de 2010 elle notait : « Depuis son instauration, en 1992, le système du permis à points a contribué à réduire de plus de la moitié le nombre de personnes tuées sur les routes de France. Et puisque des personnes continuent de mourir sur les routes chaque année, il est hors de question de le retirer ».

 

Prévention ou répression ?

controle alccol

Mais pour les conducteurs français, la question n’est pas de revenir en arrière. Il faudrait surtout arrêter d’ajouter sans cesse de nouveaux motifs de retraits de points. Car aujourd’hui toute infraction, aussi minime soit-elle, s’accompagne d’un retrait de points.

La dernière en date est d’ailleurs toute récente : depuis le 1er juillet 2015, il est interdit de porter à son oreille « tout dispositif susceptible d’émettre un son ». Et la sanction est : une amende de 135 € et… 3 points de moins ! Une sanction équivalente à un excès de vitesse de plus 30 km/h. La dangerosité des deux comportements est-elle  vraiment équivalente ? On peut se le demander.

Le business des stages de récupération

stage permis

Car à ce train-là, le nombre de points diminue très rapidement. Et pour en récupérer, il n’y a que 2 solutions :

–        Conduire sagement pour se voir réattribuer automatiquement ses points : 6 mois pour une infraction d’1 seul point,  2 voire 3 ans (selon la gravité de la dernière sanction) sans aucune infraction pour récupérer ses 12 points.

–        Et pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas attendre, il faut suivre un stage (payant) de « sensibilisation routière » qui permet de récupérer jusqu’à 4 points par an.

Le stage dure 14 heures (sur 2 jours consécutifs). Il est animé par un enseignant de conduite et un psychologue diplômé d’Etat. Le programme repose sur une révision du code de la route et des exercices sur des situations de conduite. Il coûte entre 160 et 280 € selon les villes et les organismes agréés. Et comme Il y en a environ 250 000 par an, le business tourne à plein régime et fait des adeptes plus ou moins sérieux !

Reste une dernière solution : l’expatriation au Portugal, en Belgique, en Suède ou en Finlande, des pays où le permis à points n’existe pas… Le rêve ?


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2 commentaires sur cet article
  1. En ce qui concerne le binôme des animateurs, celui-ci est effectivement constitué d’un psychologue, mais l’enseignant de la conduite doit aussi être formateur, c’est-à-dire qu’il doit être détenteur du diplôme intitulé BAFM (Brevet d’aptitude à la formation des moniteurs).
    Pendant le stage les animateurs aborderont les sujets suivants :
    – Chiffres de l’insécurité routière.
    – Cause des accidents, comportements des conducteurs.
    – Étude de cas d’accident, lois physiques.
    – Risques liés à l’alcool et aux stupéfiants.
    Les participants sont amenés à réfléchir sur leurs habitudes de conduite et à leurs aptitudes au changement.

  2. Moi je dit que c’est plus un problème d’alcool et de cannabis qui est a l’origine du plus gros % de tués et de blessés, un peu la vitesse mais pas autant qu’on le dit surtout quand vous roulez a 120 au lieu de 110 cela ne fait pas de vous un mauvais chauffeur par contre ceux qui ont des voitures de sport oui car eux exagère vraiment sur la vitesse , et voir aussi les motards certains sont des fous sur motos et les scooters j’en parle pas car ils sont très imprudents , ne prennent pas les bandes cyclable ,grille les stops et les feux et font les pitres sur la roue arrière ce qui est très dangereux surtout pour les piétons .

    alors faudrait que la justice voit un peu plus clair dans ces règles et c’est pas en mettant des radars partout que ca va changer grand chose au contraire les gens prennent ça pour un défi surtout chez les jeunes

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