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Laurence De Percin

La vérité sur le prix des carburants

Deuxième volet de notre série sur les vérités de l’automobile, cette semaine nous nous intéressons au prix des carburants. Depuis 6 mois, les prix de l’essence ont connu une chute quasi vertigineuse. Du jamais vu depuis des années, notamment en France. Une bonne nouvelle pour les automobilistes ! Cela va-t-il durer ? Apparemment oui. Même si une légère remontée est observée depuis quelques semaines.

 

Chute en 2014, petit rebond en 2015

60 % de baisse ! C’est la proportion hallucinante dans laquelle les prix du pétrole ont chuté depuis 6 mois. De mémoire de Français, on n’avait pas vu ça depuis longtemps !

Au début de l’année 2015, les prix ont tout de même amorcé un légère remontée. Ainsi selon le ministère de l’Ecologie et de l’Energie, le gazole affichait en moyenne 1,159 euro le litre la semaine passée. Les prix de l’essence sans plomb ont également augmenté : le SP 98 valait 1,3 € . Le SP 95 remontant à peu près dans les mêmes proportions.

Cependant selon les observateurs, cette légère hausse serait moins due à une remontée des prix du pétrole qu’à une baisse de l’euro face au dollar. En effet, le pétrole se négocie toujours en dollars. Si cette devise prend de la valeur, en euro il faut remettre la main à la poche. Mais le prix de la matière première, lui, ne bouge pas.

De 2 € en 2013, le litre d’essence est tombé ces dernières semaines au prix du gazole l’an dernier (autour de 1,30 €)

Une offre supérieure à la demande

Mais la cause de la chute des cours du pétrole est plus profonde. D’abord les Etats Unis produisent désormais leur propre pétrole de schiste : 9 millions de barils par jour, soit une production doublée en 6 ans, ce qui n’est pas rien. Par conséquent ils achètent moins de pétrole aux autres pays producteurs.

A quoi s’ajoutent un recul de la croissance chinoise et une croissance européenne moins dynamique que prévue.

La demande est à la baisse : alors les stocks montent. Et revoilà la bonne vieille loi de l’offre et de la demande réglée comme une horloge : plus il y a d’offre de pétrole sur le marché, plus il y a de concurrence entre les pays producteurs, plus les prix s’orientent à la baisse.

 

 L’OPEP à contre courant

La situation n’est pas nouvelle. Mais dans cette configuration, d’habitude l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) venait toujours au secours du marché. Elle limitait la production de ses pays membres pour tarir l’excédant d’offre. Et tout rentrait dans l’ordre plus ou moins rapidement.

Mais aujourd’hui la donne a changé. L’Arabie Saoudite, dont le poids dans l’OPEP est écrasant, a décidé de maintenir son volume de production et des prix bas. Il faut dire qu’elle peut se le permettre : elle dispose de réserves considérables pour maintenir son niveau de vie. Elle a amélioré ses capacité de stockage de pétrole, elle n’est donc pas pressée de vendre. Et les prix bas lui permettent de rester dans la concurrence face aux prix du pétrole américain et russe ou du Brent venu de mer du Nord (Norvège, Royaume uni).

Pendant ce temps, les automobilistes français se frottent les mains, en espérant que cette tendance va durer encore un peu.

 

Le conseil de Voitures.com

N’en profitez pas pour gaspiller ! N’oubliez pas que si les prix à la pompe baissent, la pollution reste problématique, notamment dans les grandes villes et dans le vallées encaissées. Alors pour acheter le pain, gardez vos bonnes habitudes : allez à pied ou à vélo !


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