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Damien Ruliere

L’Argus publie une enquête sur les véhicules les moins chers à assurer

 

Une voiture coûte en moyenne 500 € par mois ; parmi les postes de dépenses les plus importants du budget de l’automobiliste figure l’assurance. Un budget qui pèse toujours plus lourd et qui en un an a augmenté de 2,3% en moyenne.

Parce ce que la quête du meilleur tarif n’est pas chose aisée, L’argus a répertorié les voitures qui coûtent le moins cher en terme d’assurance parmi les 125 modèles les plus vendus en 2012 répartis en six catégories (citadines, Polyvalentes, Compactes, Familiales, Monospaces / Ludospaces et SUV). Avec ce paradoxe : une auto intéressante à l’achat ne l’est pas nécessairement en ce qui concerne sa prime d’assurance.

Premier constat : pour un même véhicule, le montant de la cotisation varie notablement d’une enseigne à l’autre. Ce qui, faute de transparence dans les méthodes de calcul, n’est pas toujours compréhensible pour le consommateur. Il convient donc de rappeler comment le montant de cette prime est établi. Outre les frais de gestion propres à l’assureur, les taxes diverses, les frais d’acquisition de contrat et les marges plus ou moins élevées, l’automobiliste paye pour les risques que lui et son véhicule représentent. Ce concept de risque repose sur 3 éléments : le conducteur (ancienneté du permis, sinistralité, etc.), le véhicule  (puissance, performances…) et son usage (zone de circulation, de stationnement, type de trajet, kilométrage parcouru…). Une fois codifiés, ces critères deviennent les composantes du calcul de la prime. A noter qu’il n’existe pas de formule standard commune à l’ensemble de la profession. En effet, pour affiner sa tarification, chaque société d’assurance ou de mutuelle dispose d’un historique de sinistralité « maison » et d’un panel d’assurés  spécifique (fonctionnaires, instituteurs particuliers, etc.) et de divers indicateurs. Ainsi, certains se rapportent à l’assurance automobile (codifications SRA, Cesvi), d’autres non (situation sociale, familiale…).

A l’heure des bilans :

Des primes assez équilibrées et une cotisation moyenne de 371€ pour la catégorie des « Citadines »

Avec une cotisation de 338€, la Chevrolet Spark est la voiture la moins chère à assurer.

Seulement 69 € de différence entre la Chevrolet Spark et la plus chère, la Suzuki Alto, qui réclame même une cotisation plus importante que la Smart. De même, la Seat Mii exige 39 € de plus que celle de ses cousines Volkswagen up! et Skoda Citigo, pourtant plus onéreuses à l’achat. Si dans l’ensemble le montant des primes semble élevé (risque vol), les écarts apparaissent équilibrés et progressifs.

De faibles variations pour les « Polyvalentes »

La cotisation moyenne est de 429€. Notons 75 € d’écart entre la cotisation la plus chère (Audi A1 : 475€) et la moins chère à assurer (Dacia Sandero : 400€). La prime de cette dernière est assez élevée au regard de son tarif en neuf : seulement 5 € de moins que pour une Chevrolet Aveo pourtant  facturée 3400 € de plus ! Si ses pièces détachées sont bon marché, la Dacia est pénalisée par sa faible valeur vénale, qui, en cas de gros chocs, peut lui valoir d’être classée comme non réparable. En queue de classement, les Audi A1 et Citroën DS3 sont appréciées par les voleurs.

Côté « Compactes » c’est le grand écart avec des cotisations allant de 434€ à 586€

La Dacia Logan se distingue logiquement car sa prime de 434€, 152 € moins chère que celle de la Toyota Auris, est le reflet de son prix plancher et de son faible coût en cas de réparation. Dans le même esprit, la Skoda Rapid réclame 30 € de plus que la roumaine. Pour les autres, les tarifs  progressent par palier d’une quinzaine d’euros. Les modèles premium, qui ont pour point commun un coût des pièces de réparation élevé, se retrouvent en bas de tableau avec la Hyundai, mauvaise élève de la catégorie.

Avec une cotisation moyenne de 604€, les primes d’assurance restent élevées pour les « Familiales »

Sur ce segment, la palme revient à l’Audi A4: son succès auprès des voleurs et le coût de ses pièces se traduisent par la cotisation la plus élevée (660€) du panel. Cependant, l’écart par rapport aux  modèles équivalents qui la précèdent ici est moindre (seulement 21 € de plus qu’une Citroën C5, une DS5 ou une Mercedes Classe C et seulement 5 € face à une BMW Série 3). Surprise : une Volkswagen Passat (578€) coûte moins cher à assurer qu’une Renault Laguna 614€).

Côté « Monospaces et ludospaces » : les petits restent chers à assurer

– Mauvaise surprise de ce classement : malgré leur gabarit, les petits monospaces exigent des cotisations assez élevées (443€ en moyenne), qui relèvent plutôt des modèles de la catégorie supérieure. Avec une cotisation de 459€, la Fiat 500L paie cher son côté branché et son indice 31 au niveau du groupe SRA, même si sa prime est  seulement 21 € plus chère que celle des Citroën C3 Picasso, Hyundai ix20, Kia Venga et Nissan Note.

– Du côté des Ludospaces, un modèle Dacia figure en tête du classement (387€), privilège qu’il doit à sa valeur en neuf. Le Dokker affiche une cotisation 38 € moins chère que celle appliquée à un Citroën

Berlingo Multispace, et 72 € le séparent d’un Peugeot Partner Tepee (459€). Curieux quand on sait que ces deux modèles, certes de marque différente, sont techniquement identiques.

– Sur le segment des Compacts : Bien que le Dacia Lodgy du panel coûte à l’achat 7050 € de moins que le Seat Altea, le montant de leurs primes ne diffère que de 33 € ! Les tarifs d’assurance de ce segment (cotisation moyenne de 480€) sont inférieurs à ceux qui sont pratiqués dans la catégorie des familiales. Un critère de choix pour qui possède un budget limité. En revanche, le très prisé Peugeot 5008 voit sa cotisation exploser (548€) alors que le leader de ce marché, le Renault Scénic (482€), est plombé par sa classe de réparabilité.

SUV : Le prix de la différence

– Les primes sont proches de celles des berlines compactes, mais les indices de réparabilité et les prix catalogue de ces petits SUV sont élevés. Notons un écart de 214 € entre l’économique Nissan Juke (445€) et le coûteux Opel Mokka (659€).

– Prix d’achat et prime « low cost » font du Dacia Duster le leader du segment des SUV compacts. Mais le montant des cotisations grimpe ici, notamment pour le Volkswagen Tiguan (641€), car il intègre le risque vol et le coût de la remise en état. En revanche, rien n’explique la dernière place du Ford Kuga avec une cotisation de 721€.

– Il faut distinguer les SUV de plus de 50000 € dits « de Luxe » des autres, moins chers. Les premiers exigent des primes d’environ 1000 € liées au prix d’achat, mais surtout au risque encouru en termes de vol, (BMW X5 / 1092€). Dans tous les cas, le montant des primes gonfle à l’aune des coûts de réparation.

 

Source : L'Argus


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