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Léa Picosson

Les voitures présidentielles (2) : d’autres modèles tout aussi mythiques

Si la France a longtemps connu son président de la République dans une Citroën, les autres pays ont souvent accordé la part belle à des véhicules de leurs pays comme la Reine d’Angleterre dans sa fameuse Rolls, ou JF Kennedy dans une Lincoln.

L’image présidentielle est souvent la première lorsque l’on songe à un pays. Les véhicules dans lesquels ils montent sont bien souvent des productions locales et sont le fleuron de la production automobile du pays. Beaucoup l’avaient, dans le passé, déjà complètement compris.

Royaume-Uni : la Rolls de la Reine Mère

En 1950, après avoir roulé pendant 53 ans en Daimler, la famille royale du Royaume-Uni fait entrer à Buckingham Palace sa première Rolls Royce, la Phantom IV. Trois ans plus tard, Elisabeth II fera de ce modèle – dont la statue Saint George en argent massif a pris la place de l’habituelle victoire ailée – sa « number one ». La Reine vendra ses Daimler, en 1958, pour d’autres Rolls, marque prestigieuse dans laquelle la famille royale se déplace encore aujourd’hui.

États-Unis : priorité aux modèles nationaux

Franklin D. Roosevelt adorait les voitures. Dans les années 30, il en a possédé un grand nombre, dont 9 Packard. Partiellement handicapé des jambes, il conduisait des voitures à commandes manuelles. Avec le Président Truman, dans les années 50, les Lincoln ont la cote. Elles offrent air conditionné, interphone et radio. Eisenhower fut quant à lui l’homme aux Cadillac. On en compte 36 sous sa présidence. Mais, le modèle le plus tristement connu reste la Lincoln Continental dans laquelle Kennedy fut assassiné en 1963, à Dallas. Elle n’en fut pas moins spectaculaire : toit amovible, glace électrique, barre d’appui pour se tenir debout, téléphone, emblèmes présidentiels éclairés de nuit, etc. Après l’assassinat de JFK, les voitures présidentielles américaines optent définitivement pour le blindage. Quant à Nixon, il utilisa les voitures de ses prédécesseurs et surtout celles à toit ouvrant, pour ses bains de foule. Actuellement, le président Bush roule en Cadillac DTS étirée, rehaussée et blindée,… et sous la surveillance serrée des services secrets.

La série ZI pour les Russes

À l’époque tsariste, l’industrie automobile russe est quasi inexistante. Lénine roulait en voitures étrangères, dont une dizaine de Rolls Royce ! Staline enrichi le parc automobile d’une voiture nationale dont il fit la fierté patriotique : la ZIS (Zavod Imeni Stalina), fortement influencée par Buick. En 1956 sous Khrouchtchev, conformément au programme de déstalinisation, la ZIS (S pour Staline) devint la ZIL (L pour Likhatcheva, le directeur de l’usine). Léonid Brejnev se déplaçait aussi en ZIL, toujours fabriquée à l’heure actuelle, mais était également propriétaire d’une Citroën SM… Vladimir Poutine a complètement tranché en optant pour une limousine allemande noire de chez Mercedes.

La ‘Drapeau Rouge’, étendard de la Chine

C’est en 1950, dans le cadre du 1er plan quinquennal, qu’est prise la décision de doter la Chine d’une usine de fabrication automobile. Ses premiers autocars sortiront des lignes en 1956. Viennent très vite les voitures : la 1ère Drapeau Rouge, véhicule de prestige, sort en 1958, sur la base d’une Chrysler Imperial. La Drapeau Rouge devient la voiture officielle des dirigeants chinois et des hôtes de la Chine dès 1965. En 1972, le 1er ministre Zhou Enlai refuse d’ailleurs la demande de Nixon d’amener sa propre voiture lors de sa 1ère visite en Chine, lui disant qu’il le recevrait avec la meilleure voiture du monde. Avant d’utiliser la Drapeau Rouge, Mao Zedong avait roulé dans une ZIS offerte par Staline. La production de la Drapeau Rouge s’est arrêtée en 1983. Aujourd’hui, le président Hu Jingtao lui aussi dans une allemande, une Audi A8 blindée.


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