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Léa Picosson

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Nouveau Mercedes CLC, la petite grande

Le Coupé Sport Mercedes n’est plus. Il a été remplacé par une nouvelle combinaison de lettres, le CLC, présenté à la presse à Sainte Maxime, qui est voué à s’émanciper pour constituer une gamme à part entière dans la galaxie de la marque à l’étoile.

Pour Mercedes, ce modèle est particulièrement stratégique puisqu’il s’agit d’un produit de conquête qui permet à la marque de capter des nouveaux clients qu’elle peut ensuite fidéliser. En outre, ce charmant petit coupé attire aussi une clientèle plus féminine qui recherche un véhicule haut de gamme, racé mais aussi petit et pratique.

Design

« Elle a tout d’une grande », l’ancien slogan de la marque au losange sied à merveille à ce nouveau CLC. Cette dernière reprend tous les traits caractéristiques de la famille des coupés Mercedes et arbore la même face avant que le SL dont nous avons aussi pu faire l’essai. Toutefois, elle est une évolution du Coupé Sport et on sent bien que le CLC partage cette même carrure caractérisée par une ligne de caisse fuyant vers le haut et un arrière remonté. Ce qui a d’ailleurs pour effet de présenter au conducteur une rétro vision déplorable puisque la lunette arrière est orientée vers le ciel. Ramassé, tendu, bien bâti, ce petit coupé évoque une boule d’énergie prête à bondir.

On l’a dit, la face avant a été avantageusement redessinée et on y lit l’expression de l’agilité et du tempérament de cette voiture, en revanche, l’arrière se contente de modifications à la marge puisque les feux reprennent exactement la même forme à la nuance près que leur partie supérieure est maintenant occultée. Le troisième feu stop tout en diodes souligne le hayon en courant sur toute sa largeur et les inserts chromés rappellent son rang. Clin d’œil à l’univers de la compétition, le pare-chocs arrière intègre un diffuseur et la poupe esquisse un becquet.

À l’intérieur, l’essentiel est repris du Coupé Sport. La finition est au niveau de ce qu’on est en droit d’attendre du constructeur stuttgartois : les plastiques sont nobles et l’assemblage de belle facture, on est bien dans une Mercedes (à l’exception notable des boutons de lève-vitre dont l’un d’entre eux est allée se cacher au fin fond de la contre-porte pendant notre essai ; fâcheux). Notre modèle d’essai était équipé du Pack Sport avec son pédalier du plus bel effet et les aiguilles rouges sur fond noir à damier du compte-tours et du tachymètre font vibrer le pilote qui sommeille en chacun de nous. Pour l’anecdote, lorsque vous mettez le contact, ces mêmes aiguilles effectuent un tour complet des graduations avant de revenir en position initiale. Ce n’est qu’un détail, mais les détails sont toujours essentiels.



L’habitabilité est correcte pour une voiture de cette dimension et les passagers arrière (deux maximum) ne devraient pas trop souffrir au cours de leur voyage à condition de n’être pas des des géants. En revanche, l’accès aux places arrière est assez malaisé et nécessite d’être capable d’un minimum de contorsions. Les sièges, bien enveloppants, permettent de trouver (manuellement) une bonne position de conduite et vous maintiennent parfaitement dans les virages.

Sur la route

Agile et franc, le CLC offre une prise vive et directe avec la route des plus appréciables. Le 220 CDI de 150ch réagit au quart de tours à vos sollicitations, servi par une boîte de vitesse manuelle franche et bien guidée qui assure un vrai plaisir d’utilisation.

La plateforme est reprise de l’ancienne version du CLC mais on ne saurait en vouloir à Mercedes de réemployer un châssis aussi bien né que celui-là. Pour autant, le confort n’est pas sacrifié sur l’autel de la sportivité avec des suspensions qui préservent du roulis et amortissent bien les irrégularités de la chaussée. Le penchant un peu ferme vient sans doute de ce que nous avions une version sport calibrée un peu différemment. Rien à redire sur l’insonorisation et l’environnement sonore de la voiture en général. Seul bémol, le son irritant des clignotants. Mais quelle mouche a piqué les acousticiens de Mercedes ?



Le freinage est efficace sans être particulièrement mordant. En revanche, la vision à l’arrière est désastreuse et les designers se sont peu soucié des empotés du créneau qui auront à manœuvrer avec une lunette arrière orientée vers le ciel et des vitres de custodes hautes et petites, des vraies meurtrières. Certes le CLC est très compact mais en l’absence de l’assistance au stationnement Parktronic dans la dotation de série, regardez-y à deux fois avant de vous lancer.

Dans les motorisations diesel, la consommation est bien maîtrisée (6,3l/100km en cycle mixte), surtout si on la rapporte à la puissance et l’agrément moteur. Le fait que ces deux modèles ne soient pas « malussés » devrait jouer en leur faveur dans le choix des futurs clients.

Tarifs et finitions

En cohérence avec sa stratégie qui est de faire du CLC un produit de conquête, Mercedes a soigné les tarifs de cette nouvelle mouture. Ils s’inscrivent en baisse par rapport au Coupé Sport et la palette de motorisation s’est élargie afin de réitérer le succès de ce produit qui s’est vendu à 320 000 exemplaires depuis 2001. Cela s’explique par le fait que le constructeur allemand n’a pas conçu un modèle complètement nouveau : si plus de 1000 composants ont été crées ou perfectionnés pour le CLC, il reprend l’architecture générale de son prédécesseur, sa planche de bord, son châssis et sa plateforme technique afin d’abaisser les coûts.

Aussi, l’entrée de gamme est à 28 300€ essence (4 cylindres, 143ch) et de 29 600€ pour le 200 CDI de 122ch soit pour ce dernier une baisse de 1080€ par rapport à l’ancien modèle. En outre, grâce aux progrès réalisés, les deux modèles diesel rejettent moins de 160 g de CO2 par kilomètre et par conséquent ne sont pas soumis à l’écotaxe (malus). La gamme compte 4 moteurs essence, deux 4 cylindres et deux V6 de 143 à 272 chevaux, le sommet de la gamme s’établissant à 37 600€.

La dotation de série inclut l’ESP, le régulateur/limiteur de vitesse, climatisation automatique, le réglage sport des trains roulants, l’allumage automatique des phares. C’est le lot de tous les modèles Mercedes, si vous souhaitez donner à votre voiture un vrai look plus sportif, vous pouvez opter pour le traditionnel Pack Sport en série à 1600€ qui comprend la direction paramétrique à démultiplication variable, d’une suspension surbaissée et affuble votre petite bombe de sorties d’échappement sport, de feux fumés, de bas de caisse retravaillés, d’une grille de calandre noire tandis que l’intérieur est agrémenté d’un levier de vitesse court en cuir et aluminium et d’un superbe pédalier en acier.

Le Pack Confort (600€) et le Pack Exclusif (1800€) quant à eux, complètent la dotation de série du CLC. Pour le reste, il faudra faire votre marché dans l’onéreuse liste des options.



Le CLC a bien mérité ses galons de référence Mercedes à part entière. Il constitue un produit séduisant, cohérent d’un point de vue marketing et bien dans l’esprit de la marque. Jamais l’impression ne vous effleure d’être à bord d’une Mercedes au rabais et ses prestations dynamiques justifient l’écart de prix avec des modèles du même segment plus accessibles mais finalement pas tant que cela. Essayez-le et vous comprendrez d’où vient la différence.

Voir la fiche technique du CLC 220 CDI

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