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Léa Picosson

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Essai Renault Koleos (2017) : Le physique de l’emploi

Note finale :
14 / 20

En dix ans de carrière, la première génération de Koleos s’est écoulée à environ 400 000 unités dans le monde (un peu moins de 40 000 en France). Quand on s’appelle Renault c’est très décevant, d’autant plus quand on a fait l’effort de restyler deux fois le véhicule. Mais loin de se décourager, le losange tente de se refaire avec un Koleos 2 qui mise sur les fondamentaux de la marque, un style efficace et une gamme simple. Bonne idée ? Verdict en essai.

Fiche Technique

Carrosserie SUV familial
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4673 / 1843 / 1678
Empattement en mm 2705
Volume du coffre en L 565
Poids à vide en kg 1540 à 1747
Type 4 cylindre
Cylindrée en cm³ 1598
Puissance en ch 130 à 180
Couple en Nm 320 à 380
Transmission traction All Mode 4x4
Boîte BVM 6 - BVA CVT / X-Tonic
Vitesse maxi en km/h 185 à 202
0 à 100 km/h 9,3 à 11,4
Conso cycle mixte en L/100 km 4,6 à 5,9
Rejets CO2 en g/km 120 à 143
Prix (à partir de) 29900
Energie essence ou diesel
Puissance fiscale en CV 7 à 10
Bonus / Malus -

Essai Renault Koleos

Malgré des qualités indéniables (confort, praticité, finition), le Koleos premier du nom a souffert de son physique peu avantageux et pas assez baroudeur. Arrivé un peu trop tôt sur le marché, la catégorie se cherchait encore un public et des références, il renaît une décennie plus tard. Trop tard ?

Chez les SUV du segment D, en dehors du premium, il y a quelques valeurs sûres : Kia Sorento, Honda CR-V, Mitsubishi Outlander et aussi le Nissan X-Trail avec lequel le Koleos partage ses éléments techniques (châssis, moteurs, boîtes).
Il y a surtout les dernières nouveautés, celles qui sur le papier sont déjà des pointures : Skoda Kodiaq, Volkswagen Tiguan Allspace et bien entendu le Peugeot 5008 II.

Un positionnement délicat

Il y a un point commun entre les trois véhicules que nous venons de citer : ils proposent tous jusqu’à 7 places. Le nouveau Koleos, lui, se limite à 5.
Il offre un coffre plus grand alors ? Pas forcément, avec 565 L il reste en-deçà des versions 7 places du Kodiaq (650 L) ou du 5008 (702 L).
Il est plus modulable donc ? Non plus, car il propose au mieux une banquette rabattable automatiquement depuis une commande dans le coffre mais elle est fixe. Ailleurs on va jusqu’à proposer des assises indépendantes et coulissantes.

Renault pose à raison la question suivante : toutes ces subtilités servent-elles souvent ? Autre explication : les Espace et Grand Scénic proposent déjà 7 places et des modularités évoluées, inutile d’attiser la concurrence interne.

Et le Koleos II est un vrai SUV familial avec un intérieur lumineux qui offre beaucoup d’air au-dessus de la tête, un espace royal à l’arrière et un coffre pratique à charger.
Pour le reste, l’ambiance est assez austère, mais en dehors de quelques plastiques durs en partie inférieure l’ensemble est flatteur, et peut-être même plus qualitatif que dans la Talisman. Si nous citons la grande berline Renault c’est que le mobilier s’en s’inspire largement et l’on retrouve la tablette verticale R-Link qui, à défaut d’être intuitive dans ses menus, a le mérite de regrouper l’ensemble des fonctions afin d’épurer la console centrale.

Essai Renault Koleos

Nous finirons ce tour du propriétaire par un mot sur le style extérieur qui a tant fait défaut à son prédécesseur. Là encore on retrouve la Talisman (la Mégane également) principalement au niveau du regard, de la calandre et des feux arrière. L’identité Renault vit en tout cas très bien son passage de la carrosserie berline à celle d’un grand SUV.

Enfin, sans trop en faire non plus, le Koleos fait valoir ses attributs « d’aventurier » avec des ailes bien musclées, une bonne garde au sol (21 cm) et diverses protections de carrosserie. Côté dimensions, avec 4,67 m en longueur, le nouveau Koleos dépasse de 15 cm l’ancien et de 22 cm son petit frère le Kadjar.

Les finitions et leurs principaux équipements :

  • Life : 6 airbags, ESP, système multimédia avec radio, Bluetooth, écran tactile 4,2 pouces, banquette rabattable, feux automatiques, régulateur de vitesse, climatisation automatique, jantes 17 pouces, lecture des panneaux, feux de jour Leds
  • Zen (+2600€) :  accès et démarrage mains libres, écran 7 actile 7 pouces, connectivité Apple CarPlay & Android Auto, GPS, radars AV et AR, sellerie cuir-tissu
  • Intens (+3100€) : caméra de recul, écran tactile 8,7 pouces, jantes 18 pouces, sellerie cuir, éclairage full Leds, sièges avant électriques et chauffants, feux adaptatifs, surveillance angles morts, instrumentation digitale,

Sans démériter, sans se distinguer

Essai Renault Koleos

Confiante en raison des nouveaux atours de son « petit » dernier, la marque reste malgré tout prudente en commercialisant une gamme restreinte à deux motorisations diesel.
L’essence n’ayant pas encore convaincu sur le segment, le Koleos laisse le choix entre le 1.6 dCi 130 ch uniquement boite manuelle et deux roues motrices (l’objet de notre essai) et le 2.0 dCi 175 ch qui peut recevoir en option une boîte automatique et une transmission 4×4.

Avec presque 1600 kg sur la balance, le petit 1.6 L 130 ch est vaillant mais ne fait pas de miracle. Les accélérations sont un peu comme retenues et les relances parfois pénibles, mais l’ensemble moteur/boîte (étagement des rapports intelligent) ne démérite pas et suffit amplement pour les basses besognes du quotidien ou les longs trajets autoroutiers.
Il brille notamment par son faible appétit : en moyenne 7.0 L/100 km lors de notre essai sur un parcours mixte. Le plus regrettable finalement ce sont ces grondements trop présents dans les phases d’accélération, une sonorité bien atténuée ensuite à allure stabilisée par l’excellente insonorisation de la voiture.

L’assurance d’une Renault Koleos dCi 130

  • Tiers : à partir de 230 €/an avec Amaguiz
  • Intermédiaire (Tiers +) : à partir de 286 €/an avec A comme assure
  • Tous risques : à partir de 350 €/an avec L’Olivier assurance

On touche d’ailleurs ici à la raison d’être de ce nouveau Koleos : le confort. En familiale accomplie, il préserve ses occupants des défauts de la chaussée grâce à amortissement d’une grande souplesse. On imagine bien avaler des centaines de kilomètres à son bord sans ressentir la moindre fatigue.
Revers de la médaille à tout ça – tout ça étant bien sûr des suspensions prévenantes, un centre de gravité haut et un poids respectable – le Koleos est un peu pataud quand le tracé devient plus exigeant.

Il a tendance à élargir la trajectoire en courbe et sa direction peu informative n’aide pas non plus à rendre son comportement plus précis. Question prestation routière, il n’y a guère que le Peugeot 5008 qui se distingue par son dynamisme, mais le Koleos se situe dans la bonne moyenne du segment.

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